Le 23 septembre, 24 heures sans aide à domicile

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Publié le 14 sep 2021
Temps de lecture : 2 min.
Sous-payées et travaillant dans des conditions difficiles, les aides à domicile feront entendre leur voix le 23 septembre dans toute la France.

Elles sont plus de 700 000 à travailler dans le secteur du soin, de l'accompagnement ou du maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées.

Il s'agit de femmes à 97 %, qui subissent temps partiels et horaires irréguliers et gagnent en moyenne 900 euros par mois.

Elles effectuent de longs trajets pour se rendre du domicile d'un bénéficiaire à un autre et les temps morts ponctuent leurs journées de travail. Payées uniquement pour les heures de travail effectuées chez les bénéficiaires, elles peuvent passer la journée à travailler tout en étant rémunérées seulement deux ou trois heures.

La plupart d'entre elles n'ont reçu aucune prime Covid, certaines seront légèrement augmentées dans les mois qui viennent, mais globalement elles font face au mépris des pouvoirs publics alors même que la crise sanitaire a rappelé l'importance de leur rôle.

Pendant les différentes périodes de confinement, les aides à domicile étaient parfois les seules personnes à rendre visite à des personnes isolées.

Salariées du secteur associatif, du privé ou de particuliers, elles seront dans la rue le 23 septembre pour demander une revalorisation immédiate de leurs salaires et des évolutions de carrière à la hauteur de leur utilité.

Elles demanderont aussi de meilleures conditions de travail, l'amélioration des garanties collectives ainsi que la prise en charge de tous leurs frais professionnels par leurs employeurs.

Elles ne seront pas seules : « Il y a aussi des bénéficiaires qui participent à nos mobilisations, en soutien » note Mireille Carrot, membre de la CE confédérale et pilote du collectif confédéral Aides à domicile.

La CGT propose la création d'un grand service public de l'aide à l'autonomie.

Pour la Confédération, la perte d'autonomie devrait être financée par la Sécurité Sociale au titre de la maladie et les personnels de ce secteur devraient bénéficier de garanties collectives de haut niveau.

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La santé est un droit fondamental qui doit être garanti à tous. La santé est un concept large, qui ne peut pas se réduire à une absence de maladie. Il est donc nécessaire d’avoir une approche globale de sa définition.