Les prix augmentent, comme la colère... il faut d'urgence augmenter les salaires

Temps de lecture : 3 min.
Publié le 24 jan. 2024
Analyse et revendications de la CGT face à la hausse des prix et le tassement des salaires. Un tract de la campagne "urgence salaires".
Imagette
Un mockup de tract. Texte dans l'article

Tract CGT de janvier 2024 disponible en téléchargement dans différents formats et déclinaisons.

La hausse des prix atteint 4,9 % sur un an. Nos salaires reculent sous l’effet de l’inflation et remplir le réfrigérateur, payer ses factures ou partir en vacances devient de plus en plus difficile.  

L’inflation est amplifiée par le niveau des profits, pas celui des salaires. Selon le FMI, en Europe, 45 % de la hausse des prix est liée aux marges des entreprises.

La France est championne d’Europe des dividendes versés aux actionnaires.

Nos salaires réels sont en recul de 2 % en moyenne, avec un phénomène de tassement et plus de 3 millions de personnes au Smic, dont une majorité de femmes. Bien qu’insuffisant, seul ce Smic est protecteur car il est indexé sur les prix. 

Le seul moyen de ne plus subir l’inflation, c’est d’indexer tous les salaires, les minima  de branches et les différents coefficients sur la hausse du Smic et des prix. Ce n’est pas du plus, c’est juste pour maintenir notre niveau de vie.

Au lieu d’augmenter nos salaires, on nous propose des primes exceptionnelles et individuelles, non cotisées, au bon vouloir des employeurs (prime de partage de la valeur, dite « prime Macron»). N’oublions pas : le salaire net c’est pour le mois mais le salaire brut c’est pour la vie. Même chose pour la participation ou l’intéressement qui ne suffisent pas et ne comptent même pas pour notre protection sociale à toutes et tous, tout au long de notre vie (naissances, maladie, chômage, invalidité, retraites).

La CGT appelle, dans l’unité syndicale, à participer à la grève féministe du 8 mars pour des hausses de salaire et l’égalité entre les femmes et les hommes.  Se battre pour l’égalité, c’est pousser les droits de toutes et tous vers le haut.

L’urgence c’est d’augmenter les salaires dans toutes les entreprises et les services !

Dans nos entreprises nous revendiquons :

  •  une hausse générale des salaires ;

  • une réouverture des NAO pour augmenter les salaires au moins autant que l’inflation.

Auprès du gouvernement nous revendiquons :

  • la hausse du point d’indice des fonctionnaires et les pensions de tou·tes les retraité·es de 10 % ;

  • l’augmentation du Smic à 2 000 euros bruts pour un temps plein : le minimum salarial doit permettre de vivre décemment ;

  • une loi pour maintenir le niveau de vie de toutes et tous : l’indexation des salaires sur le Smic et les prix. Quand les prix augmentent, le Smic augmente d’autant automatiquement. Il faut étendre cette loi pour tous les salaires du public et du privé. 

La CGT a proposé ces mesures d’urgence sur les salaires lors de la conférence sociale, auprès du gouvernement et des organisations patronales.

Dans les branches professionnelles nous voulons : 

  • ouvrir des négociations afin d’acter des augmentations générales de salaire et le rattrapage des inégalités salariales entre les femmes et les hommes ;

  • revaloriser les grilles salariales de l’ensemble des catégories professionnelles pour reconnaître les qualifications, notamment dans les métiers féminisés du soin et du lien.

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Voir aussi le dossier de campagne Urgence Salaires et le dossier complet sur le Smic


  

 

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