Mobilisation des retraités : tous concernés

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Publié le 24 Mar. 2022
Ce jeudi 24 mars, les retraités organisent plus de trente rassemblements dans toute la France pour demander une augmentation de leurs pensions. Une revendication qui concerne aussi les actifs qui seront les retraités de demain.
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Visuel manifestation : plus que jamais ensemble

Les pensions baissent tandis que les prix montent.

Selon l'Agirc-Arrco, caisse de retraite complémentaire du privé, la pension moyenne des employés et ouvriers a diminué de 8,4 % et celle des cadres de 17,9 % en l'espace de huit ans, entre 2011 et 2019.

En un an, alors que les prix ont augmenté de 1,9 %, les retraites de base n'ont augmenté que de 0,4 % et les complémentaires de 1 %.

Le coût de la vie augmente et les pensions des retraités diminuent : depuis 2014, les retraités ont perdu entre 10 et 12 % de pouvoir d'achat, soit un mois de pension par an.

« La politique ultralibérale de ce gouvernement et de ceux qui l'ont précédé enfonce les retraités dans des difficultés croissantes » résume Marc Bastide, secrétaire général de l'UCR (Union Confédérale des Retraités) CGT.

Les retraités se mobilisent aujourd'hui pour demander une augmentation de leurs pensions, qui leur permette de vivre dans de meilleures conditions. Attention, rappelle Marc Bastide, les retraités ont besoin d'une « augmentation pérenne, pas de primes ».

Ce qui impacte les retraités touche aussi le reste de la population.

Les retraités demandent une refonte du système de santé actuel qui permette à tous ceux qui en ont besoin d'accéder aux soins.

Les retraités demandent également la mise en place de réels services publics de proximité, avec un personnel formé garant de l'égalité de traitement sur tout le territoire.

Les candidats de droite à la présidentielle veulent encore retarder l'âge de départ en retraite à 64 ou 65 ans alors même que la moitié des salariés ne sont plus en poste lorsqu'ils prennent officiellement leur retraite.

Emmanuel Macron a aussi annoncé vouloir supprimer les régimes spéciaux et porter la pension minimale à 1100 euros pour les salariés justifiant d'une carrière complète.

Cette dernière mesure ne répond en rien aux problèmes de petites retraites, qui se retrouvent souvent avec une pension trop faible suite à des carrières discontinues.

Les actifs d'aujourd'hui seront les retraités de demain. Pour trouver les ressources complémentaires nécessaires, la CGT a élaboré plusieurs propositions alternatives. L'Agirc-Arrco pourrait puiser dans ses 9 mois de réserves afin de maintenir le niveau des pensions.

Une contribution patronale d’équilibre technique temporaire (CETT) en faveur de l’égalité femmes/hommes pourrait également être mise en place. Elle permettrait d'engranger environ 4 milliards d’euros annuels de ressources supplémentaires.

Les revenus financiers des entreprises cotées en bourse pourraient être mis à contribution.

Pour la CGT, aucune retraite ne devrait être inférieure au SMIC. Le montant des retraites et des pensions doit être proportionnel à l'évolution du salaire moyen.

Pour faire entendre leur voix, les retraités manifestent aujourd'hui de manière unitaire, à l'appel de neuf organisations : la CGT, FO, la CFTC, la CFE CGC, la FSU, Solidaires, les Retraités de la Fonction Publique, Loisirs Solidarité Retraités (LSR), Ensemble et Solidaires.

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