Retraite : nous ne sommes pas dupes !

Imagette
Publié le 28 aoû 2019
Temps de lecture : 2 min.
Emmanuel Macron reparle de durée de cotisation pour pouvoir partir en retraite, pensant ainsi pouvoir berner les Français.

Pourtant, ceux-ci ont bien compris que le régime universel à points a pour but de les faire travailler plus longtemps avec des droits à la retraite plus faibles – même si l'opération de communication orchestrée par le chef de l'État et son gouvernement veut nous faire croire le contraire.


Ainsi, il s'agirait d'allonger la durée des cotisations mais de ne plus recourir à un âge pivot avec une décote avant 64 ans... sauf que cela revient au même !

Infographie NVO
Infographie de la NVO


En tenant compte de l’entrée de plus en plus tardive dans un emploi stable (27 ans en moyenne aujourd’hui), les annonces de Macron reviennent à repousser l’âge légal de départ à la retraite bien au-delà de 64 ans.

Les français ne seront pas dupes

La réforme Delevoye / Macron ne ferait que des perdants : femmes, jeunes, salariés du privé comme agents publics, y compris les retraités actuels qui verraient la valeur du point fondre comme neige au soleil. C'est la raison pour laquelle, pour la CGT, ce projet ne peut constituer une base de négociation.


C'est à se demander si tout cela n'est pas destiné à rassurer le patronat le jour de l’ouverture de l’université d’été du Medef. Le président de la République veut-il donner des gages au patronat qui ne veut plus payer de cotisations et reculer encore et toujours l’âge de la retraite ?

La CGT appelle à la mobilisation le 24 septembre partout en France


La CGT porte des propositions de progrès social avec comme condition préalable l’augmentation du financement consacré à la retraite – puisque le nombre de retraités va fortement augmenter d’ici les prochaines années. Nous le savons, les richesses ne manquent pas, la France étant même la championne du monde du versement des dividendes.


La CGT exige l’ouverture de négociations :

  • pour améliorer les salaires, particulièrement en appliquant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, ce qui fera rentrer de nouvelles recettes pour nos retraites (plus de 6,5 milliards d’euros pour la dernière mesure) ;
  • sur les conditions et la réalité du travail, notamment sur les questions de pénibilité au travail comme le réclament depuis des mois, par exemple, les personnels soignants très mobilisés.

La CGT appelle tous les salariés, retraités et privés d’emploi à se mobiliser dès le 24 septembre pour obliger le gouvernement à renoncer à son projet de réforme et gagner une retraite à 60 ans sans décote et avec un minimum de pension à 1 200 euros nets mensuels.

A voir aussi

Actualité

Retraites complémentaires : la CGT ne signera pas un accord pénalisant actifs et retraités

La crise sanitaire est loin d’être terminée et le gouvernement multiplie les annonces sur une réforme des retraites visant de nouvelles mesures régressives.

Actualité

Les périodes de chômage partiel seront prises en compte pour la retraite

Un décret permet de prendre en compte des périodes d'activité partielle dans le calcul de l'indemnité de retraite. Pour faire valoir ce droit, il faudra avoir été indemnisé au moins 220 heures au…

Actualité

Intersyndicale : Face au coronavirus, l’urgence n’est pas la retraite par points

Le développement du coronavirus génère une situation d’urgence sanitaire. Les consignes générales pour limiter la propagation du virus, prévoient notamment l’interdiction des rassemblements de plus…

Nos repères CGT

La CGT propose le droit à une retraite pour tous les salariés, dès l’âge de 60 ans, avec les moyens de vivre dignement.

La CGT propose un SMIC à 1 800 euros et des salaires minimums partout en Europe.