La CGT engagée dans la lutte antiraciste

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 4 déc. 2019
La marche contre l’islamophobie avait rassemblé 13 500 manifestants le 10 novembre à Paris, selon le cabinet indépendant Occurrence. À la CGT, nous avions appelé à rejoindre cette marche pour lutter contre le racisme.
Imagette
Marche contre l'islamophobie

Stop aux discriminations

Présents à la marche contre l’islamophobie, nous avons rappelé notre positionnement dans la lutte antiraciste.

Par la voix de Philippe Martinez, nous avions signé une tribune, publié dans le quotidien Libération, « pour dire stop aux discours racistes sur les écrans », « stop aux discriminations visant les femmes portant le foulard », « stop à la surveillance de masse ».

Ce qu’hier encore était qualifié de « dérapages », fait aujourd’hui partie de « propos comme les autres » pouvant irriguer le débat public... Le 28 septembre, était retransmise sur LCI, propriété de Martin Bouygues, l’intégralité du discours d’Éric Zemmour, prononcé lors de la « convention de la droite », réunie à Paris par Marion Maréchal-Le Pen.

Depuis, une enquête a été ouverte à l’encontre d’Éric Zemmour pour « injures publiques » et « provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence ». Pourtant, celui-ci a toujours son rond de serviette à Cnews, la chaîne détenue par Vincent Bolloré.

Diviser les travailleuses et les travailleurs est une stratégie connue de longue date par les défenseurs du capital. « On est dans ce climat malsain qui consiste à montrer du doigt des hommes et des femmes qui n’ont pas la même couleur de peau, qui ont une autre religion… On joue les oppositions pour masquer les responsabilités des problèmes de la majorité des citoyens », avait déclaré Philippe Martinez lors d’une interview télévisée.

À la CGT, nous nous inquiétons de ce climat.

Le monde du travail et les travailleuses et travailleurs n’ont rien à gagner dans les divisions, les oppositions ou le rejet de l’autre, que ce soit des travailleurs ou des citoyens entre eux, en fonction de son origine, de ses croyances, de son genre, de sa sexualité.

Le choix politique du président de la République et de son gouvernement est de chasser sur les terres idéologiques de l’extrême droite française, tel le projet d’instaurer des « quotas d’immigration » - véritable tri sélectif des migrants - et de mettre en place une durée de trois mois de carence pour l’accès des migrants aux soins, via la Protection universelle maladie (Puma)...

Autant de mesures qui témoignent combien la recherche d’un élargissement de son électorat l’emporte sur les valeurs républicaines de fraternité, de liberté et d’humanisme.

Sur le même thème

Communiqués de presse

LIGNE ÉDITORIALE DE CNEWS : LA CGT REFUSE DE CAUTIONNER LA LIBRE DIFFUSION DE PROPOS DISCRIMINANTS ET RACISTES

Lire la suite