PLFSS : toujours plus d'austérité

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Publié le 24 oct. 2022
Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité́ Sociale (PLFSS) 2023 nous concerne tous et toutes. Pourquoi ? parce qu’il définit les dépenses et les recettes de la sécurité sociale dans les différentes branches : maladie, retraite, accidents du travail, famille, recouvrement (des cotisations) et autonomie (personnes âgées et handicapées).
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Assemblée nationale

Récemment à l’Assemblée nationale, l’opposition a refusé de voter le premier volet du budget présenté par le gouvernement, conduisant celui-ci à utiliser le 49.3 pour faire passer le projet en force.

C'est maintenant au tour du PLFSS d'être débattu au parlement. Un projet de loi de financement de la Sécurité sociale que la CGT dénonce puisqu’il s’agit, comme d’habitude « d’améliorer l’efficacité́ et d’optimiser la dépense », c’est-à-dire, en traduisant le langage gouvernemental, de faire plus avec moins. 

Comme chaque année, un PLFSS sous le signe de la diminution

La loi de financement de la sécurité sociale définit :

  • les prestations,
  • les cotisations,
  • les contributions sociales,
  • leur montant

et prend des mesures qui ont un effet sur l’emploi, le handicap, la retraite…  il en va de l’accès aux droits de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, qu’ils soient actifs ou retraités (montant des remboursements de médicaments, évolution des retraites, prise en charge des besoins liés à  l’autonomie, etc.). Il y va aussi des conditions de travail et de rémunération de centaines de milliers de travailleurs dans les secteurs sanitaires, sociaux et dans les caisses de Sécurité sociale ! 

Les principales mesures de ce cru 2023 vont toutes dans le même sens : la diminution ! 

Santé, famille, petite enfance : aucune amélioration

En matière de santé, le gouvernement continue dans sa logique d’austérité, puisqu’il défend un objectif national de dépenses en matière d’assurance maladie (ONDAM) de seulement 3,7% alors qu’il faudrait au moins 4,4 % pour répondre à l’évolution normale des dépenses.

Et les quelques mesures en faveur de la santé et de la prévention n’arrivent pas à cacher les attaques contre le système et l’austérité qui les accompagne :

  • seulement 3 rendez-vous de prévention tout au long de la vie,
  • prolongation des mesures covid à un montant ridiculement bas,
  • des réponses face à la situation des urgences et des déserts médicaux qui ne sont que des caches misères.

Idem du côté de la famille et de la petite enfance, où sous la volonté de « nouveau service public de l’accueil du jeune enfant » se cache un service public sans aucun service public.

Il s’agit exclusivement de mesures de subvention par crédit d’impôt de l’emploi direct par les particuliers pour la garde des enfants, de soutien financier direct ou de secours minimal. 

Silence radio sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, comme sur la retraite, à l’heure où le gouvernement entame des concertations avec les organisations syndicales autour du projet de réforme. 

Les revendications de la CGT :

  • Le droit à un départ anticipé sans décote, avant 60 ans pour les salariés ayant exercé́ des travaux pénibles et astreignants 
  • La prise en compte des critères de pénibilité
  • La retraite à 60 ans pour tous 
  • Des pensions à 2000 euros brut

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