Immigration : durcissements en vue

Imagette
Publié le 3 oct 2019
Temps de lecture : 2 min.
Un an s’est écoulé depuis le vote par le Parlement de la loi « asile et immigration ». Et déjà, l’exécutif pose les bases d’une nouvelle réforme, toujours plus stigmatisante à l’égard des étrangers.

Le 30 septembre à l’Assemblée nationale et le 2 octobre au Sénat, les parlementaires sont appelés à débattre de l’immigration, à la demande d’Emmanuel Macron. Même si les discussions ne seront pas suivies d’un vote, l’intention du président et de son gouvernement est bien de les conduire, à terme, à légiférer.

Dans un article publié le 24 septembre, Le Monde dévoilait la liste des chantiers que le ministère de l’Intérieur, principal concerné, entend ouvrir et soumettre au débat.

Ce document prône un nouveau durcissement de la politique migratoire et des conditions d’accueil des étrangers sur le sol français :

  • accès restreint à certaines prestations sociales pour les étrangers entrés et/ou qui se sont maintenus illégalement sur le sol français ;
  • baisse de 25 % de l’allocation versée aux candidats à l’asile, dès le rejet de leur première demande ; renforcement de la politique d’expulsion ;
  • révision de l’Aide médicale d’État, réservée aux personnes en situation irrégulière

Il s’agit de dissuader les candidats à l’exil en France. En parallèle, le ministère de l’Intérieur souhaite un contrôle plus strict des conditions de regroupement familial et de naturalisation.

« C’est détestable », s’insurge Céline Verzeletti, membre du bureau confédéral, opposé à une nouvelle restriction des droits des étrangers. « Lancer ce débat en ces termes et dans ce contexte, c’est une façon de stigmatiser et pointer du doigt une partie de la population, déjà très fragile, pour diviser et détourner le débat public du sujet essentiel de la répartition des richesses… »

À quelques mois des élections municipales, et alors que les mobilisations se multiplient contre la politique gouvernementale, le lancement de ce débat dégage une odeur de souffre.

A voir aussi

Communiqués de presse

Le PLFSS 2022 ne répond à aucun des défis cruciaux posés à la Sécurité sociale

Après 18 mois d’une crise sanitaire inédite qui n’est pas à ce jour arrivée à son terme, nous étions en droit d’attendre de ce PLFSS qu’il prenne toute la mesure de cette crise et donne des moyens à…

Actualité

Retraites complémentaires : la CGT ne signera pas un accord pénalisant actifs et retraités

La crise sanitaire est loin d’être terminée et le gouvernement multiplie les annonces sur une réforme des retraites visant de nouvelles mesures régressives.

Actualité

Questions/Réponses : Passe sanitaire et vaccination obligatoire

À l’occasion de l’entrée en vigueur du passe sanitaire et de la vaccination obligatoire, les annonces gouvernementales, ainsi que l'usage qu'en font les employeurs, entretiennent volontairement la…

Nos repères CGT

La CGT propose un SMIC à 2 000 euros brut pour la durée légale du travail en vigueur.