Pas de confinement pour les luttes

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Publié le 6 avr 2021
Temps de lecture : 3 min.
En ce début avril, la situation sanitaire et le reconfinement auquel le gouvernement nous contraint n’atteint pas la détermination des salariés à se faire entendre.

Les mobilisations, le plus souvent unitaires, se multiplient sous des formes souvent très différentes sur l’ensemble du territoire. Dans ce mouvement, la date du 8 avril semble dessiner le premier pas d'une possible convergence.

Si les luttes empruntent souvent des formes très différentes, les revendications que les salariés y défendent décrivent la même réalité et expriment la même volonté : celle d'agir pour le maintien et le développement de leur emploi, contre la généralisation de la précarité, pour une revalorisation de leur salaire.

Dans de nombreux territoires les actions pour le maintient d’une entreprise, de services publics de proximités mobilisent, au-delà des salariés concernés, tous ceux qui souhaitent continuer à pouvoir y vivre dignement. Ces luttes rassemblant largement la population ont déjà permis d'obtenir des victoires. Victoires qui encouragent l’engagement et la détermination de celles en cours.

Indéniablement, en ce début de printemps, ce foisonnement d’action cherche à se donner un moment commun, construire cette convergence dont les salariés ont besoin pour faire aboutir leur revendications et tracer les contours d’une autre avenir.

Industrie - Le 8 avril, journée « fonderie morte »

Le jeudi 8 avril, les salariés des fonderies du pays sont appelés à arrêter le travail pour exiger un plan de rupture avec les politiques industrielles et les choix stratégiques qui menacent les emplois et l’avenir d’un grand nombre de territoire.

Dans ce secteur industriel, comme malheureusement dans beaucoup d’autres, la crise sanitaire sert de prétexte aux grands groupes pour accélérer leur restructuration, pour licencier et délocaliser. Les aides publiques qui leur sont offertes, sans condition, dans le cadre du soi-disant plan de relance leur apparaissent comme une une véritable aubaine pour accélérer leur projet… une opportunité de démantèlement plutôt que d’investir et de développer l’activité industrielle sur notre territoire.

Cet appel à l’action est le prolongement des mobilisations de ces dernières semaines des salariés des fonderies du Poitou, ceux de la fonderie de Bretagne et ceux de la SAM en Aveyron…


EDF - Le 8 avril, mobilisés pour le retrait d’Hercule

À l’appel de l’ensemble des organisations syndicales (CGT, FO, CGC et CFDT) les salariés des industries électriques et gazières se mobilisent pour exiger le retrait du projet de partition de leur entreprises…

En effet, le projet Hercule prévoit d’isoler la partie risquée, le nucléaire, du reste des activités d’EDF. Une belle pirouette pour organiser l’ouverture du capital aux investisseurs : une privatisation des profits et une socialisation des risques… belle mais très risquée pour l’avenir de l’entreprise et de ses personnels.

Aucune logique industrielle dans ce découpage, une simple opération financière : diviser pour mieux engranger des milliards d’euros en privatisant une nouvelle fois une activité essentielle.

Si ce projet venait à aboutir, c’en serait fini du service public de l’énergie…

Pour les salariés, le projet « Hercule » met en danger leurs emplois, menacés par « l’externalisation » de certaines activités. Des risques qui pèsent particulièrement sur l’avenir des fonctions centrales, support et appui, recherche, entre autres…

Le projet Hercule en deux mots : cliquez ici


Fonction publique - Le 8 avril, pour imposer d’autres choix

Les Fédérations des services publics, de la santé et de l’action sociale, des organismes sociaux et l’union fédérale des syndicats de l’État appellent les personnels à se mobiliser par tout moyen et dans l’unité la plus large le jeudi 8 avril prochain pour :

  • l’abrogation de la loi portant transformation de la fonction publique et l’abandon définitif des réformes de l’assurance chômage et des retraites ;
  • la défense, la reconquête et le développement des services publics ;
  • la revalorisation significative et immédiate des traitements et des salaires ;
  • l’arrêt des suppressions d’emplois et l’engagement d’un plan pluriannuel de recrutement partout où c’est nécessaire,
  • l’octroi des moyens budgétaires nécessaires à l’accomplissement des missions au titre des lois de finances et de financement de la sécurité sociale ;
  • la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • l’égalité professionnelles entre les femmes et les hommes ;
  • le respect et le développement des libertés syndicales.

 

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