Manifestations du 1er et du 5 octobre : la colère monte face aux inégalités qui s'aggravent

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 6 oct. 2021
Plus de 160 000 manifestants disaient hier dans toute la France leur mécontentement face aux choix du gouvernement.
Imagette
Visuel manifestation : plus que jamais ensemble

Actifs comme retraités, ils se sont retrouvés dans l'un des 200 rassemblements qui a eu lieu hier mardi 5 octobre.

Issus de tous les secteurs d'activité et de différentes administrations, ils sont venus dire leur ras-le-bol face aux conditions de travail dégradées, aux salaires et aux pensions qui stagnent pendant que le coût de la vie augmente. Ils disent aussi l'importance de services publics forts et accessibles à tous.

Le 1er et le 5 octobre, les retraités étaient dans la rue pour demander une augmentation de leurs pensions et de meilleures conditions de vie.

Entre 2011 et 2019, la pension moyenne des employés et ouvriers a diminué de 8,4 % et celle des cadres de 17,9 %, selon l'Agirc-Arrco, caisse de retraite complémentaire du privé.

Cathy Cau, membre du bureau national de l'Union confédérale des retraités, décrit la vie « de renoncement » des retraités qui touchent de faibles pensions : « Certains retardent le moment d'aller chez le dentiste, ne changent pas leurs lunettes, ne se nourrissent même plus correctement. Le gouvernement parle d'augmenter les petites retraites à 1 000 euros… Mais comment on vit avec 1 000 euros ? Nous revendiquons une autre répartition des richesses. »

Entre mars 2020 et mars 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 170 milliards d’euros, soit une hausse moyenne de 40 %.

Cette somme représente deux fois le budget de l’hôpital public, où 5 700 lits ont encore été supprimés en 2020.

Faire preuve de réalisme pour sortir d’une crise mondiale nécessiterait plutôt de donner les moyens aux services publics de jouer leur rôle.

Avec l'ensemble des organisations syndicales de salariés, la CGT a intenté une action en justice contre la réforme de l'assurance chômage.

La CGT exige une augmentation de toutes les grilles de salaires proportionnelle à la récente hausse automatique du Smic. Elle défend aussi la réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures sans perte de salaire.

Le fruit des richesses créées doit bénéficier au plus grand nombre.

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