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Les principes de la République ne doivent pas être instrumentalisés

Publié le 18 déc 2020
Temps de lecture : 2 min.
Le projet de loi a été présenté au conseil des ministres jeudi 10 décembre. Appelé dans un premier temps "Séparatisme" il est maintenant nommé projet de loi « confortant le respect des principes de la République ».

Le gouvernement a présenté le projet comme un texte de libertés, mais il ne suffit pas de l’affirmer pour qu’il le soit

En effet ce texte est répressif etl confirme, en cohérence avec d’autres textes, une approche sécuritaire et idéologique. Conforter les principes de la République nécessiterait des annonces de mesures positives qui s’attaquent concrètement aux racines des problèmes.

Ce qui met à mal la cohésion sociale ce sont les politiques mises en œuvre qui remettent en cause :

  • le droit à des services publics de proximité,
  • le droit à l’éducation populaire,
  • l’emploi,
  • la culture,
  • le droit à un revenu décent….

Comment croire alors que la création de nouveaux délits et une pénalisation accrue mettra fin à la montée des intégrismes ? 

Le risque c’est l’instrumentalisation politique de la religion et la remise en cause de lois fondatrices telle que celles de :

  • 1881 - loi sur la presse et la liberté d'expression,
  • 1901 - loi sur la liberté d'association 
  • 1905 - loi de séparation des Églises et de l'État

Dans les discours, s’il s’agissait initialement de « lutter contre les influences étrangères », il a été évoqué ensuite la nécessité d’une « meilleure organisation des cultes », puis la « lutte contre le séparatisme » et enfin qu’il fallait tenir ses promesses « là où la République avait manqué » ou « un peu démissionnée ».

L’étendue de ce projet de loi est immense.

Il apparait une fois encore comme une loi « fourre-tout » allant du service public, de l’école, des certificats de virginité, le contrôle des associations, l’encadrement des cultes, le contrôle des subventions et des dons, des mesures sur les successions et la polygamie jusqu’aux contrôle des collectivités locales en cas de carence d’un service public local.  
 

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