Heure d’information syndicale : vendredi 5 février à 13h

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Publié le 2 fév 2021
Temps de lecture : 2 min.
« Indispensables mais invisibilisées et sous payées, le 8 mars des premières de corvées ».

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ce n’est pas la Saint Valentin ou la fête des mères, le jour où nous faire des cadeaux ou, exceptionnellement, faire la vaisselle à notre place, le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le moment de se mobiliser pour gagner enfin l’égalité.  

Et c’est indispensable parce que l’égalité on en est très loin, notamment au travail : les femmes gagnent, en moyenne, toujours 25% de salaire en moins que les hommes.

Chaque jour, c’est comme si les femmes arrêtaient d’être payées à 15h40. 

Des métiers essentiels et pourtant dévalorisés

Les femmes sont concentrées dans les métiers qui ont été qualifiés d’essentiels. Lorsqu’en mars, il y a un an, nous applaudissions à nos fenêtres les salarié.e.s en première ligne, il s’agissait, très majoritairement, de femmes :

  • les infirmières,
  • les aides-soignantes,
  • les aides à domiciles,
  • les caissières,
  • les agentes d’entretien,
  • les assistantes maternelles
  • les ouvrières dans l’agroalimentaire entre autres.

Premières de corvée dont le travail est indispensable et pourtant invisibilisé, dévalorisé et sous payé ! Cette dévalorisation tant sociale que financière est l’un des facteurs expliquant les écarts salariaux entre les femmes et les hommes : le quart en moins.

Revaloriser ces emplois à prédominance féminine, c’est favoriser l’égalité salariale, mais aussi à terme, permettre une vraie mixité des emplois. C’est au fond porter un autre projet de société en reconnaissant l’importance réelle de toutes ces professions et en reconnaissant leur utilité sociale.

Essentielles, davantage qualifiées mais sous payées. Les femmes sont aussi : ouvrières, employées ou cadres et toutes confrontées au sexisme et aux violences dans leur travail : des propos dévalorisants ou même des violences sexuelles qui ont pour conséquence de remettre en cause leur professionnalisme, de les assigner à une position d’infériorité, à des tâches subalternes.

Partout dans le monde, les femmes se mobilisent. Et de plus en plus d’hommes refusent d’être enfermés dans des rôles stéréotypés et aspirent à sortir des rapports de domination.

Le féminisme, ce n’est pas la guerre des sexes, ce n’est pas l’inversion des rapports de domination. C'est vouloir une société égalitaire.

Le 8 mars, syndicats et associations féministes appellent à une grève féministe pour exiger l’égalité, au travail comme dans la vie. 

Tout au long de cette heure d’information syndicale, des femmes témoigneront de leurs conditions de travail et de pourquoi elles seront en grève le 8 mars.

Un invité expliquera pourquoi il est féministe et pourquoi il fera lui aussi grève !

L'occasion d’accueillir Raquel, syndicaliste espagnole, qui racontera comment s’est passé le 8 mars en Espagne qui a réussi une grève historique : 4 millions de femmes et d’hommes se sont mobilisé.es.
 

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