Migrations : de quoi parle-t'on ?

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Publié le 24 nov. 2021
Une étude montre que le nombre d'immigrés est plus faible en France que dans d'autres pays d'Europe de l'Ouest. Elle explique aussi la complexité de la collecte de données sur les migrations.
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©Pixabay @geralt

En proportion, la France est avec l'Italie le pays qui a reçu le moins d'immigrants en Europe de l'Ouest en 2019.

En 2020, pour 100 personnes nées en France, 4 vivent dans un autre pays : c'est plus que la moyenne des pays d'Afrique, dont 3 personnes sur 100 ont changé de pays.

Aujourd'hui les natifs de France émigrent plus fréquemment que ceux d'Afrique ou d'Asie. Depuis le début des années 2000, des organisations internationales comme les Nations Unies ou l'Union Européenne diffusent des méthodes standardisées de collecte de données qui permettent de réaliser ces comparaisons entre pays.

On peut être né en France et avoir une nationalité étrangère, être né à l'étranger et avoir la nationalité française, être français et vivre à l'étranger... Les définitions officielles de mots tels que « étranger » ou « immigrant » peuvent varier d'un pays à l'autre, et les chiffres fluctuent en fonction des termes en vigueur.

Une récente étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) s'est penchée sur ces différences de définition, qui produisent des chiffres différents car ils ne recouvrent pas les mêmes réalités.

Par exemple, la France définit comme « immigrée » une personne « née étrangère à l'étranger, c'est-à-dire venue s'installer en France pour un an au moins, qu'elle ait acquis ou non la nationalité française par la suite ».

Les Nations-Unies définissent les « migrants internationaux » comme « des personnes qui résident dans un pays différent de leur pays de naissance, quelle que soit leur nationalité actuelle ou à la naissance ».

En 2019, au sein de sa population résidente, la France comptait 10 % d'immigrés selon la définition française et 13 % selon la définition de l'ONU.

Pour une population de 67 millions d'habitants, la France comptait 57,9 millions de personnes nées sur son territoire, dont 700 000 étrangers nés en France.

Parmi les personnes nées hors de France, 1,7 million étaient nées françaises (les enfants d'expatriés par exemple) et 6,7 millions étaient nées étrangères à l'étranger (« immigrées », selon la définition française).

Parmi elles, certaines avaient pris la nationalité française. Il y avait donc en 2019 en France 4,9 millions d'étrangers dont 4,2 millions sont immigrés en 700 000 sont nés en France. 

À la CGT, le collectif confédéral de lutte contre les idées d'extrême-droite et le racisme organise des journées de formation. Il a aussi réalisé des fiches disponibles sur notre site internet : « les mensonges du FN sur l'immigration », etc.

La CGT défend l’égalité de traitement entre salariés et l’application du droit du travail français pour tous les salariés qui travaillent en France.

Dans ce cadre, elle se bat notamment pour la reconnaissance du travail et la régularisation administrative des travailleurs sans papiers surexploités parce que sans droits.

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