Des alternatives stratégiques pour sauver Atos

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 19 Mar. 2024
Face au projet de démantèlement du groupe Atos, la CGT porte des propositions pour rompre avec la logique de court terme et garantir le maintien et l’unité des activités du groupe.
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ATOS -EVIDEN À CLAYES SOUS BOIS ©BRUNO LEVY : DIVERGENCE

Pour la souveraineté industrielle et l’indépendance stratégique de la France et de l’Europe.

Atos joue un rôle essentiel dans des secteurs stratégiques tels que : 

  • la défense, 
  • la santé,
  • la recherche scientifique

ce qui en fait un acteur pivot de la souveraineté numérique de la France et de l’Europe.

Démanteler Atos serait une erreur stratégique majeure qui affaiblirait les capacités industrielles et économiques de la France et l’Europe

La situation financière d’Atos requiert une réponse urgente et stratégique.

L’endettement financier du groupe n’est pas nouveau mais il s’est fortement creusé ces dernières années, notamment sous le coup de l’acquisition de Syntel réalisée en 2018. 
De surcroit, l’effondrement de la marge opérationnelle et les pertes en 2021 et 2022 contribuent à exacerber ces difficultés financières.

Atos au carrefour d’intérêts sociaux, industriels, stratégiques et environnementaux majeurs

À l’heure où le chef de l’État appelle au « réarmement industriel, technologique, scientifique », la CGT demande l’intervention des pouvoir publics pour permettre la restructuration de la dette par le biais de la Banque Publique d’Investissement.

En effet, les activités d’Atos sont aujourd’hui déterminantes pour la plupart des administrations publiques et pour l’État français, dans les domaines militaire, nucléaire, de la santé et de la recherche scientifique.

Dans le cas contraire, les conséquences de cette perte de souveraineté sur l’ensemble de ces domaines pourraient s’avérer largement problématiques, compte tenu du contexte géopolitique mondial. 

Démanteler Atos n’est pas la solution

Jusqu’à maintenant, les solutions envisagées par la direction du groupe impliquent toutes un démantèlement et une vente à la découpe : 

  • cession de BDS à Airbus, 
  • cession de Tech Foundations à Daniel Kretinsky, etc.
     

Or, afin d’assurer la pérennité de cette activité stratégique, nous pensons qu’il est dangereux de conduire à termes ces différents projets.

Les pouvoirs publics doivent intervenir pour permettre la restructuration de la dette et l’avenir intégré du groupe

La CGT demande une intervention d’urgence du gouvernement, afin d’obtenir une renégociation / restructuration drastique de la dette permettant de desserrer la contrainte de court terme afin de construire un projet industriel durable garantissant l’indépendance de la France sur des activités sensibles.

Fin mars, la CGT dévoilera son projet stratégique alternatif pour l’avenir d’Atos. Ce projet sera soumis aux salarié·es et servira d’interpellation des acteurs économiques et politiques nombreux à être directement ou indirectement concernés par l’avenir de cette entreprise stratégique.

 

→ Lire le dossier de presse
 

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