Mobilisation contre le projet de Renault

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Publié le 31 mai 2022
Ce n’est un secret pour personne : les véhicules électriques ont le vent en poupe. Mais à quel prix ? Les travailleurs chez Renault ont découvert, via la presse automobile et financière, la volonté de la direction de séparer les activités thermiques et électriques.
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Photo illustration filière électronique

Deux pôles qui emploieraient chacun 10 000 personnes.

Fin 2021, le groupe Renault employait en France environ 25 000 salariés, contre 44 000 en 2005. Et en deux ans, Renault a perdu 7 000 emplois !

L’ambition de devenir une entreprise 100 % électrique sur le segment des voitures particulières à l’horizon 2030 passe par la création d’un pôle dédié aux véhicules électriques en France (Horse), et d’un autre consacré aux moteurs et boîtes de vitesses thermiques et hybrides (Ampère) basé dans un pays européen.

« La stratégie de devenir un groupe 100 % électrique présente un énorme danger pour l’avenir du Groupe Renault et son indépendance à court terme » déplore Jean-François Pibouleau, délégué syndical central de Renault.

La branche thermique et hybride va disparaître de France : la délocalisation totale de l’activité historique de Renault signe la fin d’un savoir-faire spécifique et d’une filière industrielle.

Dans le secteur automobile comme dans d’autres, il faut redynamiser le tissu industriel français au lieu de le découper jusqu’à ce qu’il disparaisse complètement du territoire.

La recherche, le développement, les essais et la fabrication des motorisations thermiques innovantes et des combustibles plus propres doivent se maintenir sur le territoire national. Renault doit maitriser l’ensemble des technologies sur son marché historique et sur les innovations.

Si l’intégralité de la branche thermique et hybride quitte le territoire, comment les salariés des fonctions support conserveront-ils leurs emplois ?

Les salariés du site de Lardy (moteurs thermiques ou hybrides), de Cléon (derniers moteurs thermiques du Master et du Trafic) et du technocentre de Guyancourt doivent être reconvertis à l’électricité.

La direction avait promis, via l’accord de compétitivité, 10 000 parcours de formation : pas un n’a vu le jour. Le plan de transformation avait prévu un programme de reconversion, toujours attendu.

Le site de Lardy organise une journée de mobilisation le 2 juin, pour marquer son refus d’un projet conçu pour attirer toujours plus de marge.

La CGT se mobilise pour un projet industriel, social, sociétal et environnemental qui réindustrialise la France en préservant les emplois et l’environnement.

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