Non à l'extrême droite sur les Champs Elysées

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 11 Juil. 2023
Le 14 juillet 2023, le premier ministre indien Narendra Modi, adepte des idées d’extrême droite, paradera à Paris en qualité d’invité d’honneur d’Emmanuel Macron pour la fête nationale. La CGT s'y oppose fermement !
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© JEAN-CLAUDE-COUTAUSSE-DIVERGENCE

Tout un symbole ! Pour clôturer les "100 jours d'apaisement", le président de la République a fait le choix d'inviter Narendra Modi, premier ministre de l'Inde, au traditionnel défilé militaire du 14 juillet.

Modi est un dirigeant d'extrême droite

Peu connu du grand public en France, Modi est à la tête de l'Inde depuis 2014. Leader du Bharatiya Janata Party (BJP), ses fondateurs glorifiaient Mussolini et Hitler. Dans les années 2000, Modi était interdit d’entrée sur le territoire états-unien pour avoir couvert, alors qu’il était gouverneur de la province du Gujarat, les pogroms antimusulmans qui avaient fait plus de 2 000 morts.

Depuis son accession au pouvoir, il met en place une politique nationaliste, antisociale et raciste inspirée des plus sombres pages de l’histoire du XXème siècle: oppositions réprimées, institutions garantissant le contre-pouvoir entravées, attaques violentes contre les minorités religieuses, manuels d'histoires réécrits, ...

La plus grande démocratie au monde est devenue le pays des plus grandes discriminations. 

Avec des associations & des syndicats, la CGT a dénoncé dans une tribune, publiée sur Médiapart, la venue du premier ministre [lire la tribune ]. 

"Pendant ses mandats la répression et la violence d’État subies par la société civile, les journalistes, les avocat·es ou les syndicalistes n’a cessé de croître . Amnesty international a dû quitter le pays. Il mène aussi une politique discriminatoire à l’encontre des populations musulmanes."

Si le syndicalisme relève en Inde d'une longue tradition centenaire, la répression féroce a entraîné un changement considérable alors que l'Inde a connu des grèves intersyndicales et des manifestations géantes par le passé.

Sa volonté de casser le syndicalisme se retrouve aussi auprès des organisations internationales. Ainsi, sous la Présidence indienne du G20 : le gouvernement Modi a refusé la participation des syndicats indépendants.[lire la note du secteur international de la CGT]. 

La présence de Modi est une insulte aux idéaux de la Révolution française.

Le 14 juillet marque l'adhésion de la République aux droits humains et le refus de tous les despotismes. Aussi, la fête nationale ne peut souffrir d’être associée à la figure, aux idées et aux pratiques du dirigeant indien. C'est pourquoi la CGT dénonce sa participation et a demandé l'annulation de la présence de Narendra Modi aux cérémonies sur les Champs Élysées.

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