Congrès mondial de la nature : des actes plutôt que des discours !

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Publié le 10 sep 2021
Temps de lecture : 2 min.
Le Congrès mondial de la nature organisé par l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) a lieu à Marseille. Tous les signaux sont au rouge, mais le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de la gravité de la situation.

En ouverture du congrès de l'UICN sur la biodiversité, le président de la République a annoncé vouloir placer 5 % des eaux méditerranéennes françaises sous protection forte et promis de faire avancer la réduction des pesticides.

Les organisations environnementales dénoncent le manque de moyens réellement alloués à la protection de la nature.

Cet été, un nouveau rapport du Groupe international d'experts sur le climat (GIEC) a confirmé que le système de production capitaliste est directement responsable de la fonte des glaciers, de la montée du niveau des mers, des feux qui se multiplient.

« Vu la place ridicule accordée à la transition écologique dans le plan de relance du gouvernement et la tonalité de la loi “Climat résilience”, on va être très loin de ce qui serait nécessaire pour inverser la tendance… » déplore Véronique Martin, chargée des questions environnementales au bureau confédéral.

Les politiques d'affaiblissement des services publics montrent le désengagement de l'État : le ministère de la Transition écologique est démembré, l'ONF privatisée…

Pour la CGT, la solution ne peut venir que d'une rupture franche avec nos modes de production et de consommation actuels.

Le Forum syndical international des transitions écologiques et sociales, co-organisé en juin par 130 organisations venues des 5 continents, dont la CGT, a adressé un appel unitaire à l’ensemble des forces sociales engagées dans la construction d’une transformation écologique et sociale.

Ce rapport appelle à s'appuyer sur l'expérience et les connaissances des travailleurs et citoyens pour mettre en œuvre une transition juste.

Une maîtrise publique de la production et des activités qui ont un impact sur l'environnement est nécessaire à la préservation de l'intérêt général, ainsi que la propriété publique des ressources et de l'énergie, surveillées par le contrôle démocratique.

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Nos repères CGT

Le développement humain durable suppose de rompre avec les politiques économiques actuelles qui sont en échec, et d’aller vers un autre type de croissance fondée sur des modalités de production et une exploitation des richesses plus équitables, en anticipant les transitions nécessaires, de manière à ce qu’elles ne portent pas préjudice aux salariés et à leurs familles.

Il faut mettre en cohérence les besoins de déplacement des personnes, d’acheminement des marchandises, et l’organisation du système du transport. Celle-ci doit être compatible avec le développement humain durable. Cela implique une maîtrise publique comme outil de régulation et contrôle.