Mines et énergie : mobilisation pour le service public et pour des augmentations

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Publié le 25 jan. 2022
Les salaires n'augmentent pas aussi vite que l'inflation. Dans le secteur des mines et de l'énergie, un rattrapage d'au moins 10 % serait nécessaire pour les remettre à niveau. La FNME-CGT (Fédération Nationale des Mines et de l'Energie) appelle tous les agents actifs et retraités à se mobiliser aujourd'hui mardi 25 janvier.
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Salaire

Dans le secteur des industries électriques et gazières, les salaires ne sont pas indexés sur le Smic, mais sur le Salaire National de Base (SNB).

Lors des Négociations Annuelles Obligatoires qui ont eu lieu fin 2021, les employeurs du secteur ont décidé d'augmenter ce SNB de 0,3 %, alors que l'inflation est de 2,8 %.

Les premiers niveaux de rémunération de la grille de salaires sont inférieurs au Smic ! La FNME-CGT demande la réévaluation du SNB. Pour la CGT, aucune grille salariale ne devrait commencer en dessous de 2000 euros.

Les employeurs des industries électriques et gazières veulent aussi refaire les grilles de salaires.

EDF, Engie, RTE, Enedis, GRT Gaz ou GrDF etc. expliquent vouloir donner des augmentations à plus de salariés en augmentant le nombre de niveaux de rémunération.

Aujourd'hui, un niveau correspond à 2,3% de rémunération. La volonté patronale serait de diviser chaque échelon par 23.

L'argument donné est le suivant : pouvoir ainsi faire évoluer plus de salariés. Problème : la même opération avait déjà eu lieu il y a dix ans. Et le bilan est défavorable aux salariés. Aujourd'hui, si le nombre des niveaux de rémunération distribués est presque identique, la valeur de chacun a été divisée par deux.

Une nouvelle réforme de la classification « aurait un impact négatif sur les salaires et sur les pensions. Elle individualiserait l'évolution salariale avec des promotions à la tête du client et freinerait les carrières » avertit Fabrice Coudour, secrétaire FNME-CGT à la politique revendicative.

La CGT demande l'ouverture de négociations sur la revalorisation du Salaire National de Base, l’arrêt de toute transformation du système de rémunération, ainsi que l'ouverture de négociations sur la revalorisation des minimums de branche pour les pensions des agents retraités.

Pour Fabrice Coudour, « les intérêts des travailleurs, des usagers et du service public ne s’opposent pas, au contraire ils sont indissociables ! »

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