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Protocole sanitaire inadapté : la colère des enseignants

Publié le 12 nov 2020
Temps de lecture : 3 min.
Les syndicats d’enseignants (FSU, FNEC-FP-FO, CGT Educ’action, SNALC, SUD et SNCL-FAEN) ont appelé à faire grève mardi 10 novembre pour contester un protocole sanitaire inapplicable et peu efficace. Notre organisation exige la division par deux des effectifs dans les classes et l’embauche massive de personnel d’enseignement, d’éducation et des collectivités.

Face à la recrudescence de l’épidémie, le ministre Jean-Michel Blanquer a, jeudi 5 novembre, annoncé de nouvelles mesures pour limiter les risques de contamination dans les lycées, en autorisant davantage de cours à distance, à condition de conserver au moins 50 % d’enseignement en présentiel pour chaque élève.

Il a aussi annoncé à cette occasion l’annulation des épreuves communes et la mise en place du contrôle continu : « Les trois évaluations communes de première et de terminale de l'année 2020-2021 sont annulées et remplacées par les moyennes des bulletins scolaires. »

Pas satisfaite de ces annonces, l’intersyndicale a maintenu l’appel à la grève

On comptait 20 % de grévistes dans le primaire et environ 45 % au collège. Les lycéens se sont aussi mobilisés, à travers des blocus et des sittings pour dénoncer un protocole sanitaire inadapté et trop de promiscuité dans les classes.

De fait, le « protocole sanitaire renforcé » mis en place s’est résumé à une amélioration de l’aération des salles et au port du masque à partir de 6 ans pour les élèves. Quant aux nouvelles mesures prises par le ministre de l’Éducation, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Les seuls masques distribués aux professeurs à la rentrée des classes se sont avérés toxiques

Alors que la crise sanitaire s’accentue, les personnels ont besoin de mesures réellement efficaces et dénoncent, à juste titre, la carence de protection. Les seuls masques distribués aux professeurs à la rentrée des classes se sont avérés toxiques et les enseignants attendent toujours la nouvelle livraison de masques promise.

Impossible aussi de désinfecter régulièrement les établissements : les équipes d’agents des collectivités territoriales n’ont pas été renforcées. Les personnels en arrêt ne sont pas remplacés, les agents doivent donc assurer un nettoyage accru de zones élargies : ce qui génère beaucoup de souffrance au travail.

La CGT Educ’action revendique la division par deux des effectifs des classes

Pour faire face à cette situation sanitaire, la CGT Educ’action revendique la division par deux des effectifs des classes et la mise en place de l’alternance des groupes via un cadrage national et sans cumul distanciel/présentiel pour les enseignants.

Pour cela, il faut un plan massif de recrutement de personnels enseignants, d’éducation et des collectivités. Cela commence par l’ouverture généralisée des listes complémentaires, l’admission de l’ensemble des admissibles aux concours internes et le réemploi de tous les non-titulaires.

Des locaux doivent être réquisitionnés pour permettre à tous les élèves d’être accueillis et encadrés quand ils ne sont pas en cours.

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