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Deux puéricultrices militantes de la CGT menacée de licenciement

Publié le 4 mar 2020
Temps de lecture : 2 min.
Dans le cadre de la journée de mobilisation pour la défense des libertés syndicales, plusieurs dizaines de militant·e·s CGT se sont rassemblé·e·s à Enghien-les-Bains, le 27 février, devant la crèche « Les petits chaperons rouges ». Deux puéricultrices, aussi militantes syndicales, y sont menacées de licenciement.

Lundi 24 février, Christelle Gaulard, déléguée syndicale de la centrale, et Sophie David-Marrec, secrétaire générale du l'union locale du Parisis et membre de la commission exécutive de la Confédération, étaient convoquées par leur employeur au siège social du groupe, à Clichy (Hauts-de-Seine) pour un entretien préalable à une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement.

Toutes deux sont salariées de l'entreprise privée avec délégation de service public « Les petits chaperons rouges ». Cette crèche est la plus importante du Val-d'Oise, avec 210 berceaux. Comme le rappelle la CGT 95 : « Ces deux militantes CGT sont particulièrement actives au sein de leur entreprise comme dans l'interprofessionnel. Le 14 janvier dernier, elles ont organisé une action très percutante au sein de leur crèche, située à Enghien-les-Bains, pour dénoncer le projet de loi “État au service d'une société de confiance” (Essoc).

Ce projet prévoit un changement de fonctionnement dans le domaine de la petite enfance. Ce mouvement a été particulièrement bien suivi, 50 % des salariées de la crèche se sont mises en grève contre une réforme nationale qui va faire des futures crèches “des usines à bébés”. »

Pour justifier cette répression, l'employeur accuse les deux syndicalistes de notre organisation d'avoir divulgué un rapport confidentiel du CHSCT (le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), dont certains extraits ont été diffusés sur France 3 le 5 février dans un reportage de l'émission « Pièces à convictions ».

La direction n'apporte aucune preuve à cette accusation. Ces pratiques patronales de répressions et de discriminations envers nos militantes syndicales visent avant tout à réduire les capacités d'action des syndicats, dissuader la syndicalisation des salarié·e·s et fragiliser les collectifs de travail. Notre organisation est entièrement mobilisée contre ces reculs des libertés syndicales.

Pour alerter la population sur la situation, une manifestation a été organisée dans le centre-ville d'Enghien, le 27 février.

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