Jeux olympiques : le gouvernement ne respecte pas ses engagements pris

Temps de lecture : 3 min.
Publié le 11 Mar. 2024
La CGT s’est engagée pour que les Jeux olympiques et paralympiques 2024 soient éthiques, écologiques, socialement responsables et sobres économiquement.
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Pour des JO dans de bonnes conditions, la CGT a signé la charte de responsabilité sociale

La CGT a d’ailleurs œuvré à l’élaboration de cette charte de responsabilité sociale, signée par toutes les organisations syndicales et patronales et le Comité de candidature le 20 mars 2017.

Cette charte sociale contient 16 engagements auxquels la CGT sera très attentive, notamment dans leur mise en œuvre et déclinaison en territoire.

Pourtant, si cette charte est une première historique, elle aurait pu aller plus loin car elle n’est pas contraignante juridiquement.

C’est plus un texte d’engagement politique, une orientation pour favoriser un emploi durable, « mais les entreprises fonctionnent comme elles fonctionnent par ailleurs » soulignait déjà Bernard Thibault, co-président du Comité de suivi de la Charte sociale.

 

 

 

 

Force est de constater que les engagements pris par le gouvernement et le patronat sont loin d’être respectés !

Les exemples à ce sujet se multiplient, et l’image d’Épinal d’une grande fête populaire laisse place à la réalité.

S’agissant du respect des droits et des travailleurs et des travailleuses, grâce à une offensive syndicale lors des discussions au sein du Comité de suivi de la Charte sociale Paris 2024, les dérogations au repos hebdomadaire avaient été abandonnées.

C’était sans compter sur l’acharnement du gouvernement qui donne d’une main et reprend de l’autre !

Faute d’avoir pu les intégrer dans une loi spéciale, le gouvernement a pris un décret sur le fondement du droit commun autorisant les dérogations au repos hebdomadaire.

Au-delà d’une violation des engagements du gouvernement sur le respect des droits des travailleur·ses, ce décret vise un champ professionnel et temporel beaucoup trop large.

Il concerne les salarié·es des établissements connaissant un surcroît extraordinaire de travail pour les besoins de la captation, de la transmission, de la diffusion et de la retransmission des compétitions ainsi que pour assurer les activités relatives à l’organisation des épreuves et au fonctionnement des sites.

Tous les secteurs professionnels sont potentiellement concernés, de l’audiovisuel à l’hôtellerie restauration en passant par les transports et le nettoyage. Ce décret s’appliquera du 18 juillet au 14 août 2024, alors que les JO ne se tiennent que du 26 juillet au 11 août 2024.

Ce décret porte gravement atteinte au droit au repos des travailleur·ses, déjà largement entamé par les dérogations au repos dominical qui s’appliqueront cumulativement sur la période.

La signature de cette charte sociale par notre organisation n’est pas un blanc-seing donné au patronat dans le but d’acheter une « paix sociale ».

Il est hors de question que la CGT laisse faire le gouvernement, et nous avons d’ores et déjà engagé un contentieux devant le Conseil d’État contre ce décret.

La CGT restera à l’affut de toutes les violations aux droits des travailleurs et travailleuses et de leur représentant·es, qui risquent de s’avérer nombreuses.
 

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