Grand Frais à Priest-en-Jarez : une lutte de femmes qui fait tache d’huile

Temps de lecture : 2 min.
Publié le 18 Juil. 2023
Après la lutte gagnante des salarié.es de Vertbaudet, une nouvelle lutte de femmes a été menée : celles des caissières du magasin Grand Frais à Priest-en-Jarez.
Imagette
Lutte grand frais à Priest-en-Jarez

Une grève pour le respect de leur travail et le refus de la précarité elles étaient déterminées.

Elles ont lancé, pour la première fois, un mouvement de grève, le 10 juin 2023, pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail.

Durant un mois, 18 caissières se sont dressées contre un modèle social dépassé, qui n’est plus supportable :

  • des horaires de travail hachées,
  • des pauses non respectées
  • des salaires qui plafonnent et ne tiennent pas compte de l’ancienneté…

Elles étaient décidées à aller jusqu’au bout afin de gagner.

Face à leur détermination la solidarité s’est organisée. L'union locale de St-Etienne et sa couronne les a accompagnées et a relayé l’information sur le territoire, des associations leur ont apporté de quoi tenir et les clients les ont soutenus.
Cette lutte c’est également traduit par des moments conviviaux et joyeux entre farandole dans le magasin et barbecue.

Leur courage et leur détermination a fait tache d’huile : dans la Loire les magasins de Firminy et Andrézieux-Bouthéon ont débrayé, ainsi que le site de Moins dans le Rhône.

 

Le mouvement a pris de l’ampleur et la résistance s’est organisée.

Mais après, un moi de grève, l’assemblée générale des grévistes a décidé de suspendre le mouvement, jusqu’à nouvel ordre, et de reprendre le travail.

Après quatre semaines de grève et d’âpres négociations, la principale revendication d’augmentation de salaires n’a pas été satisfaite.
Mais par leur courage et leur détermination les grévistes ont pu démontrer à leur employeur qu’elles sont capables de passer à l’action pour faire valoir leurs droits.

Et cette première victoire leur a permis d’obtenir entre autres :

  • Une augmentation de 5% de la prime de fin d’année (équivalent du 13ème mois),
  • Une augmentation de 60 euros annuels des bons d’achat,
  • Un samedi de repos tous les deux mois,
  • Le travail du dimanche sur la base du volontariat…

Fortes de la solidarité infaillible de la CGT et du soutien des clients, elles ont tenu bon plusieurs semaines et si aujourd’hui elles reprennent le travail, c’est avec la promesse de recommencer jusqu’à ce que ces dirigeants entendent bien leur ras-le-bol.
 

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