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Solidarité avec les ouvrières de Flormar en Turquie

Publié le 8 fév 2019
Temps de lecture : 2 min.
Après avoir été licenciées pour s’être syndiquées, les ouvrières de l’entreprise Flormar (dont Yves Rocher détient 51%), en Turquie, sont mobilisées. Outre leur réintégration, ces dernières exigent de meilleures conditions pour assurer santé et sécurité au travail.

Yves Rocher, qui possède 51% de l’entreprise Flormar, se targue d’œuvrer pour l’égalité des sexes.

Pourtant, l’entreprise Flormar, installée sur la zone industrielle de Gebze, en Turquie, a licencié 120 ouvrières au mois de mai… pour s’être syndiquées ! Depuis le 15 mai 2018, ces dernières occupent fièrement l’entrée de l’usine, dansent, entonnent toutes sortes de slogans, soutenues par une solidarité nationale et internationale. Elles y dénoncent l’insuffisance des conditions pour assurer santé et sécurité au travail, violences et intimidations, humiliations, insultes, harcèlement, ainsi que l’hétérogénéité injustifiée de leurs salaires. 

Or, dans toutes les conventions nationales et internationales - dont l'article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme - l’appartenance à un syndicat est un droit inaliénable. L’entreprise est en infraction avec la loi.

Face aux violences de l’employeur et de l’Etat que subissent les ouvrières syndiquées, qui ne sont que le prolongement des violences qu’elles subissent sur leur lieu de travail, il est nécessaire de condamner la situation que leur fais subir Flormar.

Ainsi, un premier procès a été gagné au mois d’octobre 2018 contre les licenciements, entraînant une « réintégration de poste » pour une ouvrière. Tandis que la mobilisation  se poursuit, nous devons condamner les pratiques de violations des droits fondamentaux dont ces entreprises sont coupables. La CGT est solidaire de la lutte des ouvrières de Flormar.

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