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Accord UE-Mercosur : pas de répit pour la planète

Publié le 5 juil 2019
Temps de lecture : 2 min.
Signé ce 28 juin par la Commission européenne, alors que son mandat arrivait à terme, l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et le Mercosur (Marché commun du sud) a provoqué de nombreuses réactions, tant dans le milieu politique que de la part de nombreuses organisations et syndicats, en Europe comme en Amérique du sud.

Dans un contexte de vives inquiétudes environnementales, cet accord est perçu comme un signal extrêmement négatif , à l’opposé des objectifs annoncés de lutte contre le réchauffement climatique : il autorise de fait les pays membres du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), à accentuer la déforestation massive, à des fins agricoles et d’élevage intensif alors que la situation est alarmante et que l’on connait l’importance de préserver la forêt amazonienne pour l’équilibre global de la planète.
Par ailleurs, considérant les conditions de production dans ces pays et notamment du Brésil où le le gouvernement du président Bolsonaro a autorisé 239 pesticides interdits en Europe, on doit s’interroger sur le paradoxe d’un accord qui met les agriculteurs européens dans une situation de concurrence déloyale alors qu’il leur est demandé de s’engager dans un modèle économique plus éco-responsable.
Avec cette signature, la Commission Européenne tourne le dos aux Accords de Paris et aux objectifs onusiens du développement durable.
Néanmoins, si la signature de cet accord est un signal politique négatif, on peut espérer que la prise de conscience des citoyens et leur mobilisation arriveront à empêcher sa ratification par les parlements des états signataires, dernière étape avant sa mise en oeuvre.

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