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Publié le lundi 25 août 2014

Augmenter les salaires et le pouvoir d’achat, c’est juste, possible et urgent !



Parmi les questions incontournables pour les salariés, celles des salaires et du pouvoir d’achat occupent une place prépondérante.

Dans la Fonction publique, l’attente est d’autant plus grande, les exigences sont d’autant plus légitimes que ces dernières années les politiques gouvernementales ont conduit à une dégradation brutale de la situation.

C’est à un véritable phénomène de paupérisation auquel on est aujourd’hui confrontés : plus d’un million d’agents ont des traitements compris entre le SMIC et le SMIC + 5 %, quand il y en avait moins de 200 000 il y a 20 ans.

En dépit de la « réforme » de la catégorie C, un agent recruté à l’échelle 3, au bout de 10 ans de carrière, verra son salaire net mensuel ne progresser que de 25 €.

Pour la catégorie B, le recrutement se situe à 2,8 % au-dessus du SMIC et, en 5 ans de carrière, le gain mensuel net sera inférieur à 50 €.

Enfin, pour la catégorie A, le recrutement s’effectue à 11,5 % au dessus du SMIC. Rappelons qu’il se situait à 75 % il y a moins de 30 ans.

Cette situation est la conséquence d’une politique salariale qui fait augmenter la valeur du point d’indice moins vite que l’inflation.

Depuis 1984, début de cette politique dite de « désindexation », la valeur du point a perdu 29 % par rapport à l’indice des prix à la consommation.

Depuis juillet 2010, date à laquelle le gel a purement et simplement été décrété, la perte sèche est de 1,69 % par an, donc plus de 6 % aujourd’hui.

Dans le même temps, ce sont 2,29 % de prélèvements supplémentaires –via l’augmentation des cotisations sociales - qui, en plus du décrochage de la valeur du point, sont venus ponctionner le pouvoir d’achat des agents publics.

Selon le discours matraqué par certains, l’ensemble de la masse salariale versé aux actifs et aux retraités constituerait un poids toujours plus lourd pour l’économie.

Ce sont les mêmes qui affirment que la seule solution, pour résorber le déficit et la dette publics, c’est de comprimer encore et toujours la rémunération des agents publics

La réalité est toute autre. Lorsqu’on les rapporte aux richesses créées, on constate que les traitements, primes et pensions alloués aux ayants droit des 3 versants de la fonction publique sont en diminution. Ainsi de 2000 à 2012, ils représentent 0,5 % du PIB en moins, soit environ 10 milliards d’euros, en dépit de la stagnation, du PIB en raison de la crise.

Pour la CGT, il n’est pas question d’accepter que ce soit les agents de la fonction publique qui fassent les frais de la crise ; ils n’ont pas, d’avantage que les salariés du secteur privé, à être sacrifiés sur l’autel de la résorption de la dette publique.

L’urgence est à ouvrir de véritables négociations salariales.

Redonner du pouvoir d’achat aux salariés c’est créer les conditions d’une relance durable par la consommation. De plus, faire progresser les salaires c’est aussi apporter des ressources supplémentaires pour la protection sociale.

C’est pourquoi nous portons notamment les exigences suivantes :

- début de grille a 1700€/bruts ;
- rattrapage des pertes intervenues au cours des années antérieures ;
- refonte de la grille indiciaire avec une meilleure reconnaissance des qualifications ;
- amplitude de carrière minimale de 1 à 2, garantie à tous, pour une carrière complète ;
- intégration des primes dans le traitement ;
- ré-indexation des pensions sur les salaires.

Pour faire aboutir ces revendications, à la CGT, nous ne sommes nullement résignés.

Pas plus qu’hier, nous ne comptons rester l’arme au pied et, bien au contraire, nous considérons que l’intervention et la mobilisation des personnels peut radicalement changer la donne.

C’est pourquoi, la CGT a multiplié les initiatives en ce sens.
Cette démarche est confortée par les agents qui, selon un récent sondage, approuvent à 74 % les mobilisations sur les salaires dans la fonction publique.

Le 4 décembre, en votant CGT, vous donnerez du poids à vos revendications salariales et à la défense de votre pouvoir d’achat.