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Publié le jeudi 14 novembre 2013

La CGT fait des propositions



La crise a pu modifier, un temps seulement, la
perception du rôle néfaste de la financiarisation
de l’économie. Patronat, gouvernements
successifs et médias s’en
sont servi pour tenter de masquer
les responsabilités, pire, de
les faire supporter aux peuples.

Ce qu’ils ne veulent pas reconnaître,
c’est que le mode de croissance financier et libéral
qui s’est imposé depuis trente ans nous a précipité
dans cette crise. C’est bien ce modèle économique
qui privilégie la rémunération des actionnaires au
détriment des salaires, de l’investissement, de la
protection sociale et du bien commun qu’il faut
mettre en cause, en accordant une place nouvelle
au travail, à l’environnement, aux biens publics et
aux activités productives. Le retour à une
« économie réelle » présenté comme l’alternative
à la « financiarisation », passe
par la mise en cause de la logique de la
rentabilité financière et par la reconnaissance
de ces priorités sociales.

De nombreux économistes reconnaissent
désormais que l’austérité empêche la
croissance et provoque la récession.
Non seulement elle est source de souffrances
injustifiées, mais en plus elle
est économiquement contre-productive.
Contre l’austérité, un changement de cap
est nécessaire et nous le disons avec l’ensemble
des syndicats européens.

Augmenter les salaires, les pensions et les minima
sociaux est une nécessité pour relancer l’économie
et l’emploi, pour financer nos retraites et la Sécurité
sociale. La CGT réaffirme la nécessité d’une
décision politique pour la revalorisation significative
du Smic et des salaires, dans le privé comme
dans la fonction publique !

C’est pour toutes ces raisons, que
la CGT lance un grand débat national
sur le coût du capital, véritable
cause des tragédies économiques,
sociales et environnementales, qui
fracture les sociétés et profite aux
spéculateurs.

Elle met en débat ses propositions alternatives.
Pour la CGT, les exigences des salariés, des privés
d’emploi et des retraités doivent être prioritaires
face à celles de la rente financière défendues par
le patronat et les financiers.