Le Medef et le gouvernement refusent d’augmenter les salaires et de reconnaître les qualifications. Les groupes et les multinationales accentuent les pressions sur le tissu de Pme / Pmi et leurs salariés, précarisent les emplois et favorisent les licenciements. Alors que doivent s’ouvrir les négociations sur la convention de l’Assurance chômage, le gouvernement a déjà durci les conditions d’indemnisation et pris des mesures répressives. Quant au Medef, il ambitionne de réduire les droits des chômeurs. Nul n’est dupe. En s’attaquant aux chômeurs, le Medef et le gouvernement visent les garanties collectives de tous les salariés.
Ce sont d’autres réponses qu’attendent les salariés.
Ils l’ont encore exprimé haut et fort le 4 octobre.
Non, les chômeurs ne sont pas coupables d’avoir été licenciés. Il est socialement juste et économiquement utile d’obtenir :
un véritable droit à l’emploi pour tous ;
la reconnaissance des qualifications ;
l’augmentation des salaires ;
un véritable revenu de remplacement.
Aussi, nous exigeons
une indemnisation égale à 80 % du salaire brut antérieur jusqu’au retour à l’emploi stable et à temps plein ;
80 % du Smic pour celles et ceux qui recherchent un emploi pour la première fois ;
la prise en charge des cotisations aux caisses de retraites complémentaires ;
une indemnisation chômage calculé sur un temps plein pour les salariés ayant travaillé à temps partiel ;
le droit pour chacun à un emploi conforme à sa qualification ;