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Publié le mardi 27 septembre 2011

Pourquoi la CGT revendique-t-elle le Smic à 1700 euros ?



La Cgt revendiquait depuis 2008 un Smic mensuel brut de 1 600 €.
L’indice de prix qui sert à l’indexation du Smic, c’est l’indice Insee des prix, hors tabac, des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé. Cet indice a progressé de l’ordre de 4 % depuis 2008.
En tenant compte de ces évolutions, la CGT a décidé en juin dernier de porter cette revendication à 1700 euros bruts d’autant que les dépenses dites contraintes constituent une part de plus en plus importante du budget des ménages à revenu modeste et que le coût de ces dépenses augmente généralement plus vite que la moyenne des prix.

En tenant compte de ces évolutions, la CGT a décidé en juin dernier de porter cette revendication à 1700 euros bruts d’autant que les dépenses dites contraintes constituent une part de plus en plus importante du budget des ménages à revenu modeste et que le coût de ces dépenses augmente généralement plus vite que la moyenne des prix.Cela représente une augmentation de l’ordre de 25 % par rapport au Smic actuel (depuis le 1er janvier 2011, le Smic est de 1 365 €, soit 9 € par heure).

Les dépenses dites « contraintes », « pré-engagées » ou « incompressibles » sont celles auxquelles on ne peut pas échapper sans subir des pénalités : mensualités de crédits, loyers, eau, électricité, gaz, frais d’assurances, dépenses liées aux télécommunications, etc.
La particularité de ces dépenses est qu’elles sont réalisées, parfois prélevées directement sur le compte, avant toute autre dépense. Par exemple, on paie d’abord son loyer et ensuite on fait ses courses quotidiennes.

En 2006 (dernière année pour laquelle les données sont disponibles), ces dépenses représentent en moyenne 45 % du budget des ménages contre 41 % en 2001.

Pour l’ensemble des ménages, le poids des dépenses de logement progresse de 2,7 points passant de 17,5 % en 2001 à 20,2 % en 2006. Idem pour les assurances dont le poids augmente de 2 points à 8,8 % du budget des ménages.

La progression de la part de ces dépenses pré-engagées touche particulièrement les ménages aux revenus modestes et intermédiaires, et des foyers les plus jeunes ou monoparentaux .

En 2006, les dépenses pré-engagées représentent trois-quarts du revenu des 20 % des ménages les plus pauvres, ceux qui sont les plus concernés par le Smic, contre la moitié en 2001 ;

Pour ces ménages, le poids du logement dans leurs dépenses passe de 31 % en 2001 à 44 % en 2006 ; celui des assurances de 9 % à 15 %.

Ces dépenses, incompressibles au moins à court terme, augmentent beaucoup plus vite que les revenus. Pour les ménages à revenu modeste, les dépenses de logement, de l’électricité, de l’eau, du gaz et des combustibles représentent ensemble 46 % de leurs dépenses, contre 22 % en 1979. Pour les ménages à revenu médian, ces postes représentent 38 % de leurs dépenses, contre seulement 21 % en 1979.