EDVIGE
Pour la CGT, la question des fichiers et du fichage de la population doit effectivement faire l’objet d’un débat parlementaire et répondre avant tout la question : Quelle est la finalité de ces fichiers ?
Pour la CGT, la sûreté de l’Etat et la sécurité publique ne nécessitent pas une mise en fiche généralisée . Nous rappelons que l’Etat français est le seul en Europe à ficher les militants syndicaux, associatifs ou économiques pour leur seule implication dans la vie de la cité. C’est ce qui doit cesser.
Par exemple : Un Préfet n’a pas besoin de connaître la vie privée d’un militant syndical avant de négocier un plan social, d’autant que les responsables syndicaux, associatifs sont officiellement déclarés aux services préfectoraux. Il n’y a aucune raison de ficher des enfants de 13 ans parce qu’ils sont des enfants de militants ou parce qu’ils ont participé à un mouvement contre des fermetures de classe : C’est indigne de la démocratie. L’accès à l’emploi n’a pas à être soumis au contenu aléatoire de fiches de police. Il n’y a aucune raison de connaître le patrimoine ou la vie sexuelle des élus des Comités d’Hygiène et de Sécurité.
Etre syndiqué est un droit constitutionnel, pourtant 50 % de salariés du privé ne se syndiquent pas, par peur de représailles. Avoir un mandat syndical est un engagement au service des autres, ce n’est pas porter atteinte à l’ordre public.
Il est temps que le gouvernement choisisse entre des paroles qui indiquent la volonté de plus de dialogue, de démocratie sociale et des actes qui assimilent les syndicalistes à de dangereux délinquant.