Les principaux acquis du constat de Grenelle.

Les négociations  par branches et entreprises vont amplifier, parfois de manière considérable, les acquis du constat de Grenelle.
Quelques exemples :
La reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise s’accompagne dans nombre de secteurs de mesures protectrices et/ou d’heures de délégation. Ainsi : à Citroën, crédit mensuel de 120 heures pour les délégués syndicaux ; bénéfice du plein traitement pour les congés d’éducation syndicale, à la SNCF, dans la Fonction publique ou les industries du Verre ; mise en place pour les Mineurs de comités de bassin inspirés des comités d’entreprise.
En matière de salaires,  des augmentations substantielles de salaires s’ajoutent aux acquis du constat de Grenelle  ainsi que la suppression des abattements de zone. Par exemple,  augmentation du salaire garanti de + 18 % dans l’habillement,  de +12% à +46% dans le Bâtiment selon les départements, de +28% dans la Chimie.
En matière de durée du travail, nombreux sont les secteurs d’activité qui obtiennent des réductions et des congés supplémentaires : passage de 48h à 45 heures dans l’Agriculture, de 48h à 42 dans le Papier-carton, de 46h à 44h30 chez les cheminots, de 45h à 42h dans la Santé publique, de 48h à 40h, selon un calendrier précis, dans le Verre.

Les impacts de mai 68
Les organisations syndicales se renforcent : environ cent mille adhésions à la CFDT, quatre cent mille à la CGT.
Il y a des acquis moins directement palpables qui vont s’ancrer durablement dans le salariat, comme la dignité retrouvée, la confiance dans l’efficacité de l’action collective  et solidaire.
La nécessité et la perspective d’une union de la gauche sur la base d’un programme commun  de gouvernement prennent corps.
Dans la société, le mouvement de transformation des mœurs s’amplifie, la condition féminine va connaître des évolutions majeures, mais inégales.