25, 26 et 27 mai
Début des négociations à 15 heures rue de Grenelle, au siège du Ministère du travail, entre le Gouvernement, le patronat et les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, FEN). Elles prennent fin le 27 mai à huit heures du matin sur un texte constatant le bilan des négociations.

Devant la Commission Administrative de la CGT, Benoît Frachon, président de la CGT, considère qu’ « il est clair que les résultats des négociations de la rue de Grenelle ne sont pas suffisants pour amener une solution au conflit. Les salariés ne sauraient s’en satisfaire. » mais il relève que sur deux points, l’augmentation du SMIG, d’une part, et la reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise, il s’agit d’une victoire d’importance. Comme elle s’y était engagée, la CGT consulte les travailleurs. Des milliers de réunions de grévistes vont se tenir. Ces propositions sont jugées insuffisantes et la poursuite de la grève est décidée. Le 27 mai se tient au stade Charléty un meeting à forte tonalité anticommuniste et anti-cégétiste, en présence de Pierre Mendès-France, de l’UNEF de représentants de la CFDT, du PSU et de l’extrême gauche.