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Publié le vendredi 16 mai 2008

Zimbabwe
La CGT a adressé une lettre de protestation au Président du Zimbabwe



La CGT proteste contre les pratiques antisyndicales et anti-démocratiques et exige la libération des dirigeants du Zimbabwe Congress of Trade Unions (ZCTU)

Le président du Congrès des syndicats du Zimbabwe (Zimbabwe Congress of Trade Unions, ZCTU), Lovemore Motombo, et le secrétaire général Wellington Chibebe, ont été arrêtés le 8 mai, à la suite des discours qu’ils ont prononcés à l’occasion du premier mai. Ils sont accusés « d’inciter les gens à se soulever contre le gouvernement et à colporter des mensonges sur les personnes assassinées », alors qu’ils avaient informé sur la crise politique provoquée par le long report de l’annonce des résultats des élections et la vague d’intimidation et de violence qui en a découlé à l’encontre des partisans de l’opposition. Le 15 mai, c’est Raymond Majongwe, secrétaire général du Syndicat progressiste des enseignants du Zimbabwe (Progressive Teachers’ Union of Zimbabwe, PTUZ, affilié au ZCTU), qui a été placé en détention au cours de l’audience de libération sous caution de Lovemore Motombo et Wellington Chibebe.

La CGT a adressé une lettre de protestation au Président du Zimbabwe, M. Robert Mugabe, pour exiger leur libération et pour qu’il mette un terme aux exactions dont sont régulièrement victimes des syndicalistes. La CGT est déjà intervenue à plusieurs reprises – la dernière intervention en date remonte au mois de mars 2008 – auprès du gouvernement du Zimbabwe, contre ces pratiques antisyndicales et anti-démocratiques.

Pour sa part, la CSI a demandé à l’OIT d’intervenir auprès du gouvernement et informera également le Comité de la liberté syndicale du BIT au sujet des arrestations.

Voir le courrier adressé (en anglais) au Président du Zimbabwe, M. Robert Mugabe