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Publié le mardi 3 avril 2007

Zimbabwe – Grève générale les 3 et 4 avril 2007. Solidarité avec les travailleurs et la Confédération des syndicats (Zctu)



La Cgt affirme sa pleine et entière solidarité avec les travailleurs et le peuple du Zimbabwe. La situation n’a que trop duré. Il est temps que ce pays se reconstruise sur des bases sociales, économiques et politiques saines, dans le respect des libertés et des droits fondamentaux de tous

La situation est grave au Zimbabwe. 80 % de la population vit dans la pauvreté la plus extrême. Le taux de chômage avoisine les 80%, l’inflation frise les 1600%.

Le gouvernement de Robert Mugabe commet les actes de répression les plus sévères. Un des derniers en date remonte à peine au 13 mars, lorsque les forces de police ont envahi les locaux de la centrale syndicale, malmené, puis arrêté des militants et saisi des documents. Le principal opposant au régime autoritaire de Mugabe, Morgan Tsvangirai, président du Mouvement pour un changement démocratique (Mdc), est perpétuellement la cible de violences policières et d’arrestations arbitraires.

La Cgt s’est exprimée à plusieurs reprises à ce propos, exigeant la garantie de l’intégrité physique et psychologique de tous les membres du Zctu et des militants des droits de l’Homme, la restitution des biens confisqués à l’organisation syndicale et l’ouverture de réelles négociations.

C’est en effet la principale revendication du Zctu depuis de nombreuses années, afin de trouver une issue à la situation sociale, économique et politique catastrophique dans laquelle est plongée le pays. En vain.

En dépit de toutes les pressions et de la répression à son encontre, le Zctu avait décrété une grève générale les 3 et 4 avril 2007, axée sur l’exigence d’un salaire minimum pour une vie décente. Devant les menaces de nouvelles représailles policières, les travailleurs sont maintenant appelés à boycotter leur travail ces deux jours, en restant chez eux.

La Cgt affirme sa pleine et entière solidarité avec les travailleurs et le peuple du Zimbabwe. La situation n’a que trop duré. Il est temps que ce pays se reconstruise sur des bases sociales, économiques et politiques saines, dans le respect des libertés et des droits fondamentaux de tous.