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Publié le mardi 5 octobre 2004

Se syndiquer, c’est vital



Des centaines de milliers de salariés actifs, retraités et privés d’emploi ont signé la pétition de la Cgt pour exiger une réforme de la Sécurité sociale qui préserve et renforce les valeurs de solidarité et l’égalité d’accès aux soins qui fondent notre système de santé.

Aujourd’hui, 5 juin 2004, dans tout le pays, des centaines de milliers de salariés manifestent dans l’unité, avec leurs organisations syndicales, pour faire entendre et prendre en compte, par le gouvernement et le patronat, l’exigence de progrès. Les chômeurs « recalculés », les chercheurs, parmi d’autres, ont montré le chemin. La lutte collective peut conduire au succès et contraindre le gouvernement et le patronat au recul ! Le syndicalisme montre son utilité et son efficacité. La Cgt a répondu aux attentes de celles et ceux qui, dans la difficulté, ont eu besoin de se rassembler pour agir. Cependant, la faiblesse notoire du nombre de syndiqués dans notre pays est un handicap face aux projets gouvernementaux concernant la Sécurité sociale, les services publics, les droits des salariés. Leur mise en œuvre remettrait en cause des acquis sociaux obtenus de hautes luttes et ouvrirait une brèche aux prétentions du patronat de laminer le droit au travail, les garanties collectives, de s’assurer une main d’œuvre disponible et corvéable à merci. Une Cgt plus forte en nombre d’adhérents, des syndicats plus nombreux au niveau des entreprises constituent autant d’atouts supplémentaires pour les salariés, quel que soit leur situation ou leur statut. C’est un réel besoin aujourd’hui, pour résister aux mauvais coups, obtenir des succès, imposer des réformes de progrès. La Cgt est disponible pour, avec vous, avec vos collègues de travail, votre entourage, renforcer le syndicalisme dans notre pays. Aujourd’hui, 700 000 hommes et femmes sont déjà syndiqués à la Cgt. Nombreux sont celles et ceux qui ont franchi le pas ces derniers mois. C’est une force importante, mais est-ce suffisant ?