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Polyclinique de Gascogne à Auch

Satisfaction sur la quasi totalité des revendications

vendredi 2 octobre 2015 , par EB

La lutte des salariés de la Polyclinique de Gascogne touche presque à son terme avec un tableau de chasse magnifique.

L’aggravation des conditions de travail, avec une infirmière pour 47 patients, des heures supplémentaires non payées ou le rappel intempestif sur des jours de repos sans délai de prévenance avaient conduit les salariés de cette clinique du groupe Vitalia, deuxième groupe de santé privé national, à mener une grève de 30 jours.

Mise en place d’un audit pour la création de postes

Le tableau de chasse est impressionant : 13é mois gagné, prime annuelle de 500€ gagnée, revalorisation du point d’indice avec +2% immédiatement et +1% à partir du mois de juillet 2016, intégration de la rémunération annuelle garantie dans le salaire, subrogation acceptée, 3 jours de carence par enfant, un audit est mis en place pour la création de postes et la réorganisation du travail.

Négociations sur le paiement des jours de grève

Le groupe a été contraint d’opérer une fermeture administrative de la Polyclinique, l’obligeant de fait à payer les salaires des jours de grèves à partir du 25 septembre jusqu’à la reprise.

A cette heure, les négociations sont encore en cours pour le paiement des jours de grève.


La dignité retrouvée

Selon le Eric Cantarutti, Secrétaire Général de l’UD CGT du Gers, "de mémoire de militant CGT, il y avait longtemps que nous n’avions pas vu des salariés déterminés à ce point. Leur motivation était en effet très impressionnante devant les responsables de VITALIA à la réputation de « killers ». Jamais durant le conflit, les salariés n’ont baissé pavillon face aux multiples stratégies de déstabilisations, de tentatives de démobilisations des dirigeants du groupe".

Dans la période, cette victoire des salariés marque de façon éclatante, qu’il est possible d’obtenir satisfaction face au grand capital. Cela démontre aussi qu’il n’y a pas à prouver que les salariés aiment leur entreprise. Il n’y a pas non plus à démontrer que les salariés, quand ils sont unis, déterminés, deviennent maitre de leur destin.

Cette dignité retrouvée par les personnels de la polyclinique de Gascogne, doit être pris en exemple par le plus grand nombre.

La lutte continue !

Voir aussi l’article "90% de grévistes à la Polyclinique de Gascogne à Auch"