mis à jour le 21 novembre 2014

Groupe volailler Doux

Rien de neuf après la rencontre avec le ministre

mercredi 12 septembre 2012 , par F. Dayan

"Pas une once de nouveauté dans les mesures dites "d’accompagnement des salariés" qui ne seront pas repris par les différentes offres du pôle frais du groupe Doux," déplore le comité régional CGT de Bretagne. Le Gouvernement se cantonne à utiliser les dispositifs existants en demandant aux organisations syndicales d’inciter les salariés à accepter.

Pour la Cgt, "la priorité demeure l’avenir industriel du secteur avicole en Bretagne et en France." Pour cela, elle participera à la réflexion lors de la réunion qui sera organisée le 24 septembre à Rennes, réflexion que la Cgt demande depuis l’annonce du dépôt de bilan.

"Les 857 salariés menacés de perdre leur emploi ne doivent pas être en dehors de cette réflexion, ce qui suppose de prendre des dispositions urgentes et exceptionnelles pour la sécurisation de leur contrat de travail.

Si le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) permet le maintien du pouvoir d’achat durant un an, ce qui n’est pas négligeable, il dédouane Charles Doux de ses responsabilités dans la situation qu’il a créée et transfère ses fautes sur la collectivité.

Des innovations doivent être prises pour que ces salariés ne soient pas les principaux payeurs des lacunes de la direction et des pouvoirs publics qui ont laissé faire durant des années.

La vente au détail du groupe va accélérer d’autres restructurations qui vont être dramatiques socialement et humainement, personne autour de la table n’en doute. Aussi, à situation exceptionnelle, il faut des dispositions exceptionnelles pour garantir aux salariés une situation d’emploi, pour pérenniser les savoir-faire, obtenir des formations et retrouver une place dans une filière avicole rénovée.
L’outil industriel existe, il doit être renforcé pour que ce secteur devienne attractif et créateur d’emplois.

La Cgt participera aux réunions pour accompagner les salariés dans l’objectif de sécuriser leur situation par le maintien dans l’emploi et leur permettre de se réorienter le cas échéant. mais elle estime également "nécessaire de prendre des mesures particulières pour les salariés en âge de prendre leur retraite dès 55 ans vu la pénibilité des métiers."