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Publié le mercredi 26 mars 2003

Réponse de l’Ambassadeur des Etats Unis -



Embassy of the United States of America – Paris

The Ambassador

26 mars 2003

Messieurs,

Je vous remercie de votre lettre collective du 13 mars. J’ai eu le plaisir de rencontrer deux d’entre vous et je respecte les confédérations syndicales que vous représentez.

Le président Bush et moi même partageons votre position selon laquelle les solutions pacifiques sont les meilleures solutions. Toutefois, pour que la paix s’instaure, la coopération est nécessaire. La résolution 1441 du Conseil de sécurité "exige en outre que l’Irak coopère immédiatement, inconditionnellement et activement". Aucun inspecteur, aucun membre des Nations unies, n’a affirmé que l’Irak ait satisfait à cette exigence, ni maintenant ni à aucun moment depuis que la demande de désarmement a été formulée pour la première fois en 1991.

La question qui se pose désormais est de savoir si les Nations unies ont bien pesé leurs mots. La résolution 1441, ainsi que les précédentes résolutions, ont stipulé qu’il s’agissait là d’une "dernière chance" pour l’Irak de remplir ses obligations et que s’il ne s’y conformait pas, il y aurait de "graves conséquences".
Si notre système juridique démocratique fonctionne, c’est parce que la société est disposée à appliquer les lois. Ce système nous assure à tous la sécurité, y compris à vos adhérents et à leurs familles. Les résolutions des Nations unies relèvent du droit international et il faut qu’à un moment ou l’autre elles soient appliquées.

Le président Bush est venu devant les Nations unies dans l’espoir que le désarmement serait obtenu grâce à la diplomatie et à la coopération de l’Irak. Après 12 années, et plus de quatre mois depuis que la 1441 a été votée, les Etats ?Unis et 43 autres pays sont arrivés à la conclusion que la seule option qui restait pour éliminer la menace constituée par l’Irak pour la paix et la sécurité du monde était l’action militaire. Cette action a été entreprise sous l’autorité des résolutions 660, 678, 687 et 1441 des Nations unies, selon laquelle "l’Irak a été et demeure en violation patente de ses obligations" et qui autorise les Etats membres à utiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir et appliquer les résolutions et pour restaurer la paix internationale et la sécurité dans la région. De par votre expérience professionnelle au service des syndicats, vous savez qu’il vient un moment où l’on doit montrer que les mots veulent dire quelque chose.

Merci de m’avoir fait part de votre point de vue. J’espère que vous me rejoindrez dans l’espoir que le désarmement de l’Irak soit rapide, que les pertes humaines soient peu importantes et que le peuple irakien puisse retrouver rapidement la liberté.
Nos nations sont les plus grandes démocraties du monde et, pour reprendre vos termes, nous sommes les uns et les autres "attachés aux idéaux de liberté et de démocratie". Nous sommes de grands amis et des alliés, et notre amitié est assez forte pour surmonter nos actuelles divergences.

Je vous prie d’agréer, Messieurs, l’expression de ma considération distinguée.

Howard H. Leach

Monsieur François Chérèque Secrétaire général de la CFDT

Monsieur Jean-Luc Cazettes Président de la CFE-CGC

Monsieur Jacques Voisin Président de la CFTC

Monsieur Bernard Thibault Secrétaire général de la CGT

Monsieur Marc Blondel Secrétaire général de FO