Arts, culture et spectacle vivant
La Ligue des droits de l’Homme, la Ligue de l’enseignement, le Snap CGT et le SFA appellent à soutenir la liberté de création devant le Théâtre du Rond-Point qui propose la pièce de Rodrigo Garcia, Golgota Picnic du 8 au 17 décembre 2011.
Elles organisent un rassemblement le jeudi 8 décembre 2011 à 18h30 (métro Franklin D. Roosevelt ou Champs-Élysées Clemenceau).
Dans un appel commun, ces organisations soutiennent que "l’oeuvre d’art n’est pas la réalité. Elle est dans la réalité, mais elle en est une
représentation. C’est pourquoi l’artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Le libre accès aux oeuvres, au sens de l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, est un droit fondamental pour le public.
Le délit de blasphème n’existe pas en France. Chacun est libre de représenter et de critiquer les religions.
Il est essentiel pour une démocratie de protéger la liberté de l’artiste contre l’arbitraire de tous les pouvoirs, politiques ou religieux.
Une oeuvre est toujours susceptible d’interprétations diverses, et nul ne peut, au nom d’une seule, prétendre intervenir sur le contenu de l’oeuvre, et tenter d’empêcher le public d’y accéder, comme le font les catholiques encouragés par la Conférence des évêques en la personne de son porte-parole, Mgr Podvin. Ces personnes, quand elles perturbent le spectacle ou empêchent le public d’y accéder, violent la loi.
Le débat sur les oeuvres est légitime. Il est même le symbole de la démocratie quand il fait s’affronter des points de vue divergents qui ne sont pas toujours conciliables. Chaque avis est respectable. Mais pour débattre des oeuvres, encore faut-il qu’elles soient visibles, et encore faut-il, faute de sombrer dans l’obscurantisme, avoir vu ce dont on parle."