La cgt

NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> La CGT communique

Fonderie de CASTMETAL

Pour les libertés syndicales, la CGT se bat et gagne

lundi 15 février 2016 , par Alessandro Vitagliano
PDF - 144.5 ko
Texte en pdf

Après 9 mois d’acharnement et de calvaire à l’encontre de nos 4 camarades CGT de la fonderie de CASTMETAL à Colombier Fontaine dans le Doubs, la cour d’appel de Besançon, en référé des prud’hommes, vient de rendre le 3 février 2016 son jugement. Elle reconnait le trouble manifeste et ordonne la réintégration dans les 15 jours sous astreinte de nos 4 camarades.

Pour rappel, les 4 camarades avaient été licenciés en mai 2015 pour avoir contribué à la création du syndicat CGT. La direction de l’entreprise, refusant l’implantation de la CGT au sein de son entreprise, a décidé de s’en prendre à l’existence même du syndicat, en prenant appui sur une dispute verbale dans les vestiaires pour engager des procédures de licenciements contre 5 camarades CGT.

La direction a usé de tous les moyens : Prétextes fallacieux, faux témoignages des salariés en leur mettant la pression, entrave aux droits syndicaux, pour arriver à ses fins et licencier ces militants intègres, qui durant des années, dans l’entreprise, ont été des modèles de salariés sérieux, consciencieux, faisant leur travail et voir plus que ce qui leur était demandé.

Refusant cette discrimination et une atteinte caractérisée aux droits d’expression et des libertés fondamentales, la CGT avec une partie des salariés se sont mis en grève et ont mené un conflit dur et exemplaire pendant 5 semaines pour exiger l’annulation des licenciements.

N’obtenant aucune négociation durant le conflit, les salariés ont décidé de continuer le combat et la lutte sur le terrain juridique. Entre temps, la CGT a obtenu un premier succès par le refus du licenciement d’un salarié par l’inspection du travail, considérant le lien entre son appartenance à la CGT et le licenciement.

Lors des élections professionnelles qui ont eu lieu en juin 2015, les salariés, malgré ce climat antisyndical et délétère, ont accordé toute leur confiance aux candidats CGT qui est désormais reconnue et représentative dans l’entreprise.

Après plusieurs auditions en référé devant le conseil des prud’hommes de Montbéliard, le jugement de la cour d’appel de Besançon du 3 février condamne l’entreprise CASTMETAL à réintégrer les camarades dans les 15 jours et sous astreinte.

C’est une véritable victoire, d’abord pour tous les salariés de CASTMETAL, pour toute la CGT qui s’est investie aux côtés des salariés, et tous les syndicats de Franche-Comté qui, soit par leurs mobilisations, soit par leurs dons financiers, ont contribué à ce résultat.

A l’heure où partout nous assistons à une recrudescence de la répression syndicale et de la violence patronale, cette victoire prouve que pour nos droits et libertés, rien ni personne ne pourra museler la CGT et les travailleurs.

C’est la raison pour laquelle la CGT avec toutes ses structures, continuera partout où les libertés et les droits sont menacés, comme chez Goodyear, Air France, à mener les luttes et les combats pour la relaxe de tous les camarades et militants subissant des discriminations et des pressions.