La cgt
NOUS SUIVRE
  
Accueil  >> La CGT communique

Chômage

Pas de cadeau gouvernemental pour les chômeurs les plus précaires !

mardi 17 décembre 2013

Comme chaque année, les allocations destinées à certains demandeurs d’emploi non indemnisés par l’assurance chômage vont être revalorisées. Sont concernées l’ATA (Allocation Temporaire d’Attente), l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique), l’AER (Allocation Equivalent Retraite) et l’ATS (Allocation Transitoire de Solidarité).

Le gouvernement s’en tient à une revalorisation à minima puisque le taux retenu est de 1,3%. Cela fixe les montants journaliers :
• de l’ATA à 11,35 euros (contre 11,20 actuellement) ;
• de l’ASS à 16,11 euros (contre 15,90 actuellement) et de l’ASS majorée à 7,01 euros (contre 6,92 actuellement) ;
• de l’AER et de l’ATS à 34,78 euros (contre 34,33 actuellement).

Si on prend l’exemple de l’Allocation de Solidarité Spécifique, allocation destinée aux demandeurs d’emploi qui ont épuisé leurs droits à l’assurance chômage, qui ont travaillé au moins 5 ans dans les 10 dernières années et versé sous conditions de ressources, le demandeur d’emploi touchera 483 euros seulement !

Il faut aussi rappeler que la prime de Noël qui est versée aux personnes qui touchent les minima sociaux, ne sera que de 152,45 euros pour une personne seule.

Le gouvernement ne s’occupe que peu des demandeurs d’emploi de longue durée, alors que leur nombre ne cesse d’augmenter. En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi depuis un an ou plus, a augmenté de 1,4 % au mois d’octobre 2013, ce qui fait (+14,6 % sur un an). Et l’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C fin octobre 2013 est de 505 jours. Quand on entre dans la spirale du chômage en période de crise, le risque est grand d’y rester bloqué.

Le gouvernement doit prendre en main le problème des demandeurs d’emploi de longue durée et leur donner les moyens de vivre dignement.

La CGT revendique le rétablissement de l’AER pour les demandeurs d’emploi n’ayant pas atteint l’âge de la retraite, mais justifiant des trimestres requis pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Elle revendique un assouplissement des conditions d’accès à l’ASS et une revalorisation nette de celles-ci, ainsi que le versement d’une prime de Noël de 500 euros, étendue à tous les demandeurs d’emploi en situation de précarité.

Les négociations de la convention assurance chômage, qui vont commencer le 17 janvier 2014 doivent conduire le gouvernement à prendre ses responsabilités en matière de chômage et aider les plus en difficulté face à la crise.

Le chômage n’est un cadeau pour personne : l’heure doit être plus que jamais à la solidarité nationale.

Montreuil, le 17 décembre 2013