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Publié le lundi 10 mars 2008

Non aux expulsions locatives

Logement

La production massive de logements sociaux est une exigence pour assurer le droit au logement pour Tous !

A partir du samedi 15 mars 2008 c’est le retour des expulsions. Cette lourde menace pèse sur 120 000 familles.
Les populations les plus démunies sont les 1ères victimes de cette pratique inhumaine.
Se loger, pour les salariés, les chômeurs, les retraités les étudiants, relève de plus en plus du défi !
Accéder à un logement décent est une préoccupation prioritaire pour les 1.4 millions de familles en attente de logement social dont 40% remplissent les conditions de demandeurs prioritaires.

La crise du logement n’a jamais été aussi grave !
6 millions de personnes sont en situation de mal-logement vivant dans un habitat dégradé, surpeuplé, hébergé chez un tiers…
100 000 personnes sont sans abri dont 30% sont salariés et vivent au quotidien le stade ultime de l’exclusion, celui de ne plus avoir de toit. Bas salaires, précarité et chômage ont multiplié ces situations.

Depuis 30 ans le quasi abandon de financement public dans la production de logements sociaux et les politiques successives de cadeaux fiscaux aux bailleurs privés (loi De Robien – loi Borloo) ont provoqué cette situation.
Le pays affiche un déficit de 900 000 logements dont 600 000 logements sociaux.
Le coût des loyers a explosé : la part moyenne consacrée au logement dans le budget des familles est de 24,7%, voire de 40 à 50% pour un salarié au SMIC.
La ségrégation sociale s’accentue, malgré la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain (loi SRU) imposant aux communes de plus de 50 000 habitants de disposer à minima de 20% de logements sociaux.

En 2008, le gouvernement persiste dans sa politique de régression sociale. Sarkozy propose la vente de 40 000 logements/an et la remise en cause du droit au maintien dans les lieux à chaque renouvellement de bail. Cela conduirait inexorablement à jeter de nouvelles familles à la rue.
Sous couvert de concurrence libre et non faussée le gouvernement s’apprête à céder aux injonctions de la commission européenne et à réformer la distribution du livret A.
Si la distribution du Livret A était banalisée, le patronat bancaire, exempt de toute mission de service public, s’en servirait pour détourner les fonds de l’épargne populaire vers la spéculation financière.
Les conséquences seraient désastreuses :
Pour le financement du logement social qui repose quasi exclusivement sur les fonds collectés par la Caisse des Dépôts et Consignation, provenant du livret A ;
Pour la lutte contre les exclusions bancaires, le livret A constitue pour les plus démunis, l’accès aux moyens de paiement et pour 420 000 personnes, le seul accès au droit au compte.

La CGT rejette cette banalisation, propose le maintien et le développement de ce financement du logement social, des missions de service public et d’intérêt général de la CDC et de la Poste.
Dans quelques jours, la CGT présentera ses propositions dans un « Mémorandum contre la banalisation du livret A, pour le financement du logement social ».

Pour la CGT, agir pour le droit au logement pour tous est une priorité !

Il faut arrêter les expulsions, les coupures d’eau, d’électricité, de chauffage, dans le parc privé comme dans le parc public, il faut répondre aux situations d’urgence. La quittance (loyer et charges) des locataires ne doit pas excéder 20% de leurs revenus ;
Il faut que chaque entreprise cotise au 1% logement et que celui-ci contribue efficacement à la réponse aux besoins des salariés.

Quand pour les salariés les loyers flambent, pour les patrons les aides financières et les exonérations de cotisations sociales se multiplient. Les moyens existent pour produire tout de suite 120 000 logements sociaux par an pendant 5 ans.

La CGT appelle à agir et à participer aux initiatives et manifestations le samedi 15 mars 2008.

Montreuil, le 10 mars 2008