Les organisations patronales ont fait connaître, article par article, et seulement de manière orale leurs réponses aux réactions syndicales exprimées dans les séances précédentes.
Sur les 3 points les plus « durs » de la négociation, les organisations patronales ne manifestent aucune volonté d’évolution :
Le texte patronal prévoit la création d’une « rupture conventionnelle du contrat de travail » qui ne serait ni un licenciement ni une démission. Malgré les contre propositions syndicales visant à restreindre ce cas à l’une des catégories de licenciement, la partie patronale reste intransigeante.
Même intransigeance sur le CDI « particulier » conclu pour un objet précis. La Cgc a proposé de le remplacer par un CDD conclu pour un objet précis et « bordé » dans les possibilités pour les employeurs d’y recourir.
La Cftc et Fo ayant soutenu la contre proposition de la Cgc, la Cgt a rappelé qu’on ne réduit pas la précarité en créant un nouveau contrat précaire. Cependant, dans l’objectif de faire bouger l’intransigeance patronale, la Cgt a fait savoir qu’elle pourrait réexaminer sa position, sur la contre proposition Cgc, au vu de « l’équilibre final de l’accord ».
Bien d’autres sujets ont été abordés au cours des 6 heures de négociations du 14 décembre sur un projet d’accord qui comprend actuellement 15 articles et 14 pages.
Ils ne marquent pas d’évolution significative de la délégation patronale qui, de plus, refuse maintenant de faire figurer, dans un texte, ce qu’elle dit en séance.
La dernière réunion de l’année aura lieu le 21 décembre 2007 et deux journées sont prévues les 9 et 10 janvier pour « finaliser l’accord » si tant est que cela soit possible.
Montreuil, le 17 décembre 2007