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Publié le mercredi 21 février 2007

Manifestation de soutien au peuple guinéen samedi 24 février 2007



La Cgt condamne une nouvelle fois la répression et appelle ses militants et organisations à participer à la manifestation de soutien au peuple guinéen.

La Guinée vit en Etat de siège depuis dix jours. Les arrestations arbitraires de militants syndicaux, des droits de l’homme et de l’opposition démocratique se multiplient.

En instaurant l’Etat de siège, le lundi 12 février, le président Lansanna Conté a choisi la surenchère face à la mobilisation de la population guinéenne. Le bilan de la répression, de plus en plus difficile à établir, ne cesse de s’alourdir – au moins 120 morts et des centaines de blessés depuis début janvier. Des informations concordantes font aujourd’hui état de vagues d’arrestations massives de militants syndicaux, des droits de l’homme et de l’opposition démocratique à travers tout le pays.

La Cgt condamne une nouvelle fois la répression et appelle ses militants et organisations à participer à la manifestation de soutien au peuple guinéen :

Samedi 24 février 2007 à 15 h 00 Gare de l’Est

La Cgt rappelle l’illégalité et l’illégitimité de la décision d’instaurer l’état de siège face à une situation que les forces armées guinéennes ont elles-mêmes contribué à créer en réprimant dans le sang les premières contestations pacifiques.

Alors que les condamnations internationales se multiplient face aux dérives du pouvoir guinéen, la Cgt, en lien avec la Confédération syndicale internationale, interpelle à nouveau [1] les autorités françaises et lui demande :

  • de condamner sans ambiguïté la répression en Guinée et la suspension de toutes les libertés fondamentales ;
  • d’exiger la levée immédiate de l’Etat de siège, préalable à toute négociation, et d’user de son influence pour faire cesser la répression et les arrestations ;
  • d’intervenir auprès de ses partenaires européens pour que soient gelés les avoirs dans l’Union européenne du Président Conté, de ses proches et de tous les responsables des graves violations des droits de l’homme perpétrées depuis le 10 janvier 2007.
  • d’appuyer l’envoi d’une mission d’enquête internationale indépendante afin de faire la lumière sur l’ampleur de la répression, d’identifier les auteurs de ces crimes et d’établir leurs responsabilités aux fins de poursuites judiciaires.
  • [1] Dans une lettre adressée le 12 février 2007 au Président de la République française et à Monsieur Douste-Blazy ministre des Affaires étrangères, Bernard Thibault, Secrétaire général de la Cgt, avait interpellé le gouvernement français.
    Voir déclaration Cgt du 13 février 2007