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Publié le vendredi 18 novembre 2005

Madame Parisot n’a pas à dicter les choix du 1 % logement

Logement

Il n’appartient pas à Madame Parisot de prédéterminer l’issue de cette négociation en fixant à l’avance le montant de la contribution du 1 % au renouvellement urbain.

Madame Parisot, Présidente du Medef, tente une opération séduction des banlieues pour dissimuler les responsabilités du patronat dans la crise sociale qui s’y exprime violemment.

Pour le logement, elle a préconisé la reconduction pour six ans des engagements du 1 % logement dans le renouvellement urbain.

Cet engagement fait, actuellement, l’objet d’une négociation entre les partenaires sociaux (Cgt, Cfdt, Fo, Cgc, Cftc et Medef) au sein de l’UESL et l’Etat, pour le renouvellement de la convention avec l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU).

Il n’appartient pas à Madame Parisot de prédéterminer l’issue de cette négociation en fixant à l’avance le montant de la contribution du 1 % au renouvellement urbain.

Cette décision est de la responsabilité des seuls partenaires sociaux.

Je tiens à rappeler que le 1 % logement, issu des richesses créées à l’entreprise par les salariés, n’est pas la propriété du Medef. C’est la loi qui a confié la gestion des fonds du 1 % aux partenaires sociaux dont il est urgent, d’ailleurs, d’en parfaire le paritarisme au sein de tous les organismes. Madame Parisot n’a pas à en dicter ni les orientations ni les choix.

Par sa démarche, la Présidente du Medef nous donne ainsi l‘occasion de vérifier sa conception du dialogue social et de la négociation collective mais de surcroît, elle prend le risque de torpiller cette nouvelle convention.