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International

Macron au Burkina, symbole de l’impérialisme français pour le collectif CGT-B

mardi 28 novembre 2017

À l’occasion de la venue du président français Emmanuel Macron au Burkina-Faso ces 27 et 28 novembre, le Collectif CGT Burkina en a profité pour publier une longue déclaration, mettant en lumière les méfaits de l’impérialisme français dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Nous en reproduisons quelques extraits ci-après.

Le lundi 27 novembre 2017, M. Emmanuel Macron, président de la République française et chef de file de l’impérialisme français dans notre pays, effectue une visite au Burkina Faso.

Cette visite du chef de file de l’impérialisme français intervient dans le contexte national post-insurrectionnel des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance populaire et victorieuse au putsch du 16 septembre 2015, putsch soutenu à l’époque par l’impérialisme français qui menaçait quiconque s’opposerait au plan machiavélique dit de sortie de crise de la CEDEAO pour maintenir les putschistes au pouvoir.

Pour mémoire, pendant l’insurrection populaire des 30, 31 octobre et 1er novembre 2014, l’impérialisme français a joué un triste rôle en mettant tout en œuvre pour exfiltrer le dictateur Blaise Compaoré des mains du peuple et l’exiler en Côte d’Ivoire. Cette protection de Blaise Compaoré est celle d’une puissance impérialiste à quelqu’un qui a été son serviteur zélé pendant près de trente ans et qui pourrait encore lui être utile pour servir ses intérêts et perpétuer sa domination sur le pays.

[...]

Mais quel sens peut-on donner à cette visite de M. Emmanuel Macron au Burkina Faso ?

L’impérialisme français doit la place qu’il occupe dans le monde essentiellement à la domination et à l’exploitation de ses colonies et anciennes colonies. Cependant, confronté à la poussée des impérialistes américain, chinois, allemand, russe, etc., il est aujourd’hui en perte de vitesse y compris dans ses anciennes colonies. C’est pourquoi, en considérant que l’Afrique est son avenir (cf. Rapport du Sénat français intitulé « L’Afrique, notre avenir »), il joue des pieds et des mains pour conserver une place prépondérante dans ses ex-colonies dont le Burkina Faso. [...]

Le Collectif CGT-B dénonce

Au vu de toute cette politique réactionnaire menée par l’impérialisme français en Afrique et au Burkina Faso, le collectif CGT-B :

- dénonce la mainmise de l’impérialisme français sur le Burkina Faso ;

- dénonce les accords néocoloniaux, asservissants dits de coopération économiques et militaires qui lient le Burkina Faso à la France ;

- dénonce la responsabilité de la France dans le développement de l’insécurité en Afrique de l’Ouest et particulièrement au Burkina Faso suite au chaos qu’ils ont créé en Libye, ce qui a favorisé le pillage des armes de l’armée libyenne, notamment par des groupes djihadistes qui mènent régulièrement des attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger ;

- dénonce l’agitation populiste des valets locaux s’activant dans un maquillage théâtral de la réalité infernale de l’Université de Ouagadougou pour permettre à Emmanuel Macron d’y livrer un discours. Université qu’ils ont mis à sac à travers l’invalidation de l’année universitaire en 2000, la plongeant ainsi dans un cycle d’années universitaires sans début ni fin, les étudiants et leurs encadreurs dans des conditions de vie et de travail inhumaines.

Le Collectif CGT-B exige :

- exige le démantèlement des bases militaires impérialistes dont celles de la France au Burkina Faso, car elles sont source d’insécurité et hypothèquent les possibilités d‘indépendance véritable du Burkina Faso ;

- exige l’extradition de François Compaoré au Burkina Faso pour qu’il réponde de ses actes devant la Justice burkinabè ;

- lance un appel au peuple burkinabè pour qu’il accentue la dénonciation de la politique de l’impérialisme français au Burkina Faso ;

- réitère sa solidarité internationaliste à la classe ouvrière et aux autres composantes du peuple français dans leur lutte contre la politique d’exploitation et d’oppression de la bourgeoisie impérialiste en France ;

- appelle ses militants à élever leur niveau de conscience syndicale et politique en vue de poursuivre la lutte contre l’impérialisme, notamment français, pour le pain, la liberté et le progrès social véritable.