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Publié le jeudi 4 janvier 2007

Logement : un droit qui doit être effectif

Logement

La précarité, le chômage, les politiques de bas salaires sont les principales causes de cette exclusion dont l’ultime étape est celle subie par les « sans-abri » rejetés du droit à l’accès au logement.

Le Premier ministre vient d’annoncer le dépôt d’un projet de loi sur le droit opposable au logement.

En France, plus de trois millions de personnes sont mal logées et 1,4 millions sont demandeuses de logement social.

A Paris, 20 000 personnes sont sans domicile alors que 40 000 logements sont déclarés vides dont 20 000 appartiennent à des investisseurs institutionnels (banques, assurances, fonds de pensions …).

La précarité, le chômage, les politiques de bas salaires sont les principales causes de cette exclusion dont l’ultime étape est celle subie par les « sans-abri » rejetés du droit à l’accès au logement.

L’action initiée par l’association « Les enfants de Don Quichotte », la lutte digne des SDF, témoignent de la réalité de l’exclusion sociale.

La Cgt les soutient dans ce combat qu’ils mènent pour la dignité et qui rejoint celui qu’elle conduit pour l’emploi, des salaires et des revenus décents.

Après des années de désengagement de l’état et de politique de réduction significative de construction de logements sociaux, le logement est aujourd’hui une des premières préoccupations des salariés en activité, de ceux qui sont privés d’emplois, mais aussi des retraités.

Il doit être une vraie priorité de politique nationale.

Le projet de loi évoqué par le Premier ministre est une première réponse apportée par le gouvernement, interpellé par les exigences fortes qui s’expriment.

Cependant, le problème fondamental de la production et de la construction de logements locatifs en nombre suffisant reste entier, ainsi que celui de l’application de la loi SRU de 2002 qui exige un minimum de 20 % de logements sociaux dans chaque commune.

La Cgt considère par ailleurs que le montant du loyer ne devrait pas excéder 25 % des revenus.

Elle réaffirme la nécessité de donner de nouveaux moyens au « 1 % » Logement (aujourd’hui réduit à 0,45 % de la masse salariale) et de renforcer le rôle des comités d’entreprise et des organisations syndicales dans la gestion de ce fonds.