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Pénitentiaire

Les surveillants manifestent à Paris

mardi 6 février 2018

À l’appel de leurs syndicats CGT et FO, une centaine de surveillants se sont rassemblés lundi devant la Direction de l’Administration pénitentiaire (DAP) pour réclamer de meilleures conditions de travail et une revalorisation de leur statut.

©Michel LE MOINE

Les deux syndicats ont en effet rejeté l’accord conclu entre la Chancellerie et le syndicat majoritaire Ufap-Unsa, a l’issue d’un mouvement de blocage des prisons suite à des agressions de surveillants.

Celui-ci prévoit des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, ainsi que la création de 1.100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d’euros pour des indemnités, mais est insuffisant en terme de reconnaissance de carrière et de statut : « Nous voulons une reconnaissance du métier avec l’alignement sur ce qu’ont obtenu les policiers - le passage de la catégorie C à B de la fonction publique », a déclaré le secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire, Christopher Dorangeville.

Par ailleurs, la Direction de l’administration pénitentiaire a indiqué que, sur décision ministérielle, une amnistie serait accordée à tous les grévistes concernant les sanctions disciplinaires (à l’exception de quelques cas particuliers) pour les premiers jours de la mobilisation jusqu’au 26 janvier mais que des retenues sur salaire seraient appliquées aux personnels absents de leur poste pendant le mouvement. Ce qui risque, selon les syndicats, de remettre le feu aux poudres.

D’autant que la situation reste extrêmement tendue dans les centres pénitentiaires, comme le déplore ce représentant CGT venu de Marseille, « les primes, les embauches, c’est bien mais ce n’est pas suffisant. Aux Baumettes, on est à moins 86 surveillants par rapport à l’effectif prévu. Quand il y a des violences, on ne peut pas intervenir, on n’est pas assez nombreux. »