mis à jour le 29 août 2014

PUBLIÉ LE 6 juin 2012
Solidarité syndicale internationale

Les logiques de la violence antisyndicale en Colombie

Guillermo Correa, directeur adjoint de l’Ecole nationale syndicale (ENS, centre de recherche au service du mouvement syndical) de Colombie présente le « contre-livre » écrit par l’ENS en coopération avec l’Association des juristes de Colombie (CCJ) sur les logiques de la violence antisyndicale en Colombie. C’est cet institut qui se charge, chaque année, de réaliser le rapport annuel sur les droits syndicaux pour présentation à la Conférence annuelle de l’OIT.

http://mm1.cgt.fr/cgt/Solidar_Colombia_syndical.flv

En novembre 2010, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) –soutenu par différentes ambassades, dont l’ambassade de France– a organisé un séminaire sur les violences antisyndicales en Colombie.
Un rapport a ensuite été publié qui, s’il reflète assez bien la teneur des débats, fait néanmoins l’impasse sur différentes analyses développées par le mouvement syndical lors du séminaire en question. Sur la base de ce rapport, le gouvernement s’est empressé de publier un livre de 450 pages, dans lequel il tente de démontrer qu’il n’existe pas de violence systématique à l’encontre des syndicalistes en Colombie.

C’est la raison pour laquelle l’ENS a écrit un « contre-livre », en coopération avec l’Association des juristes de Colombie (CCJ) sur les logiques de la violence antisyndicale en Colombie. L’objectif de la présentation de ce livre dans différents pays européens (Belgique, Pays Bas, Allemagne, Espagne et France) est de diffuser largement les conclusions tirées de leur propre enquête –et non reprises dans le rapport du PNUD– afin de rétablir la vérité sur les violences antisyndicales et d’insister sur le fait qu’elles sont véritablement systématiques et délibérées.