Monoprix La Roquette
En lutte contre « l’autoritarisme exacerbé », « le management par la terreur », les salariés de Monoprix la Roquette à Paris XIe ne baissent pas les bras face à une direction qui pratique la guerre d’usure aux salariés grévistes, joue « la carte du pourrissement et des procédures juridiques », indique un communiqué de l’union départementale CGT de Paris.
En grève depuis 23 jours, les salariés tiennent bon malgré le nouveau rebondissement dans ce conflit : une assignation à comparaitre devant le tribunal de grande instance, le lundi 23 juillet prochain. La direction du magasin demande en effet la liquidation des astreintes pour nuisances sonores à l’encontre de trois grévistes, qu’elle appelle « les meneurs », à hauteur de 2000 euros chacun.
Pour la CGT, depuis le début du mouvement, Monoprix traite ce conflit par le mépris et tente d’en faire un exemple pour casser le rapport de forces dans ce magasin, mais aussi décrédibiliser la CGT dans l’ensemble des Monoprix, où l’organisation a conservé la majorité absolue aux dernières élections.
La CGT appelle ainsi à la solidarité de l’ensemble de l’organisation, que ce soit sous la forme de déclarations de soutien, de présence sur place ou de soutien financier.