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  • ALSTOM-INDUSTRIE FERROVIAIRE
    Conférence de presse du 26 septembre 2016 ›››

    Dans cette vidéo Christian Garnier, CGT Alstom, et Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ont critiqué la stratégie d’Alstom qui consiste à délocaliser la production ferroviaire pour réaliser toujours plus de profits et mettre en concurrence les salariés pour mieux les exploiter. Texte de l’intervention de Philippe Martinez secrétaire général de la CGT Bonjour à toute et à tous, Nous sommes au début d’une semaine importante pour l’avenir du (...)
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  • 24 septembre
    Marchons ensemble pour la paix ›››

    Chaque année, depuis 1981, sous l’égide de l’ONU, est célébrée la journée internationale pour la Paix. La date officielle est le 21 septembre. La CGT, depuis sa création, a oeuvré sans cesse pour la construction d’une paix durable entre les peuples et c’est ainsi que tout naturellement elle se retrouve avec d’autres organisations et associations dans des initiatives pour la promotion de cette exigence de Paix dans le monde. Les raisons sont simples : (...)
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  • Hommage national
    Retrouvez l’hommage à Georges Séguy en VOD ›››

    Retrouvez l’hommage à Georges Séguy secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982. La CGT a rendu, mardi 20 septembre, dans le patio de la CGT à Montreuil, un hommage à Georges Séguy, secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982. Y ont participé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français en présence de la famille de Georges. Voici l’intégralité de (...)
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  • Emission vidéo
    3 questions sur l’extrême droite ›››

    Dans la lignée des initiatives que la CGT mène pour combattre l’extrême droite, la Confédération Générale du Travail co-organisait mercredi 21 septembre, avec les éditions de l’Atelier, une soirée de mobilisation à la Bourse du travail de Paris à l’occasion de la parution du livre « En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite ». Combattre l’extrême droite, est-ce que cela relève du champ syndical ? Le Front National est-il un parti comme (...)
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  • Libertés syndicales
    Journée de mobilisation pour le respect des libertés syndicales ›››

    Rassemblons-nous toutes et tous en France, mardi 27 septembre pour dire stop à la répression et à la criminalisation de l’action syndicale. Ce jour-là, seize salarié-e-s d’Air France sont convoqués au Tribunal de grande instance de Bobigny, et notre camarade de Rhône Alpes sera auditionné à Grenoble. Libertés SyndicalesPublish at Calameo Le 27 septembre les salariés d’Air France sont convoqués devant le Tribunal de Grande Instance. Un rassemblement (...)
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  • Retraites : mobilisation
    Les pensions une nouvelle fois gelées ›››

    Le gouvernement semble avoir décidé qu’il n’y aurait pas d’augmentation des pensions au 1er octobre, prétextant le faible taux d’inflation. Il oublie de préciser que les pensions ont pris un retard certain depuis plusieurs années. C’est la principale raison de l’Appel des 9 organisations de retraités à manifester le 29 septembre. Les pensions ne seront pas revalorisées au 1er octobre 2016 C’est ce que prévoit la commission des comptes de la Sécurité (...)
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  • Alstom Belfort
    Stop au poker menteur ! ›››

    Les Fédérations Cgt de la Métallurgie, des Cheminots, des Transports et l’Union Interfédérale des Transports (UIT), ont signé, le 15 septembre, un communiqué commun pour dénoncer la mise en péril délibérée par la direction d’Alstom de ses sites de productions en France, dans une logique purement financière. Les organisations réaffirment que le site Alstom de Belfort est viable et demandent son maintien en activité. Elles appellent à un rassemblement le 27 (...)
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  • Loi Travail
    La loi ne rentrera pas dans les entreprises ›››

    La CGT demande plus que jamais l’abrogation de la loi Travail. Recours juridiques au niveau national et international, mobilisations dans les entreprises font parties des moyens d’action. Voici, au coeur de la manifestation parisienne du 15 septembre 2016, des exemples, comme chez Alstom, PSA Peugeot Citroën, ou encore chez les sous-traitants des Aéroports de Paris, où les salariés se mobilisent pour que la loi ne soit pas appliquée. Sur tout le (...)
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  • 15 septembre
    Loi Travail : la carte de la mobilisation nationale ›››

    Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail. Selon des modalités décidées localement, la mobilisation prendra la forme de rassemblements, de manifestations, de grèves, etc… pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties (...)
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  • Elections dans les TPE
    Si vous n’avez pas déjà reçu vos documents de vote... ›››

    Si vous avez travaillé en décembre 2015 dans une Très Petite Entreprise, vous avez reçu ces documents. Depuis le 5 septembre vous pouvez contrôler votre inscription sur election-tpe.travail.gouv.fr. Dans le cas contraire, vous devez vous apprêter à faire un recours gracieux devant la DIRECCTE pour être inscrit avec pièce d identité, bulletin de paie de décembre 2015 et justificatif de domicile. Vous pouvez le faire directement en ligne : Cliquez ici (...)
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  • Elections
    La caravane des TPE poursuit sa route ›››

    La deuxième vague de la tournée de la caravane CGT Commerce en vue des élections dans les Très Petites Entreprises débute à Lyon le 29 septembre. Début des élections le 28 novembre. Initiée par la Fédération CGT Commerce, distribution, cette tournée nationale d’information, qui a débuté en mai dernier, a pour objectif d’aller à la rencontre des salariés du particulier employeur, des assistantes maternelles et des très petites entreprises pour les informer et (...)
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  • Forum social 2016, l’intégralité des débats
    Les syndicats veulent mettre les questions sociales au cœur du débat politique ›››

    Des centaines de personnes ont assisté au débat de rentrée de l’intersyndicale au Forum social de la Fête de l’Humanité. Les syndicats entendent faire entendre leur voix et mettre les questions sociales au cœur du débat politique. Tous les syndicats appellent à la journée de mobilisation le jeudi 15 septembre pour l’abrogation de la "Loi Travail". Filmé avec les moyens techniques de la Nouvelle Vie Ouvrière et de la Confédération Générale du Travail. (...)
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  • Conférence de presse de la rentrée
    Une rentrée à l’offensive ›››

    Rapport introductif à l’assemblée de rentrée de la Confédération générale du travail du 30 août 2016 par Pascal BOUVIER, dirigeant de la CGT C’est tout naturellement que ce rapport introductif commence par la disparition de Georges Séguy. Le 13 août dernier, Georges, ancien Secrétaire Général de la CGT de 1967 à 1982, s’en est allé, à 89 ans. Je ne ferais pas l’affront de reprendre l’excellent et vibrant hommage de Grégory Roux, pour la CGT, que vous avez (...)
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  • Le Mouvement de la Paix et la CGT
    Pour la paix, le progrès social et la vie ›››

    Le mouvement pacifiste et le mouvement syndical ont de solides traditions de luttes communes qui se sont forgées au cours du temps dans l’action en faveur de la paix du désarmement, du droit des peuples, pour l’élimination des armes atomiques. Le samedi 30 janvier le Mouvement de la Paix et la CGT ont organisé en partenariat une nouvelle initiative commune au siège confédéral de la CGT sous la forme d’un séminaire de réflexion sur « Les enjeux de la (...)
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  • Homme politique, résistant et syndicaliste
    Georges Séguy, figure emblématique du syndicalisme français ›››

    Georges Séguy, ancien secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982, est décédé samedi 13 août 2016 à Montargis dans le Loiret. Il avait 89 ans. Né le 16 mars 1927 à Toulouse, la jeunesse de Georges Séguy est marquée par la montée des fascismes en Europe, le Front populaire et la Seconde Guerre mondiale. Dès 1940, il participe aux réunions clandestines des Jeunesses communistes. Il est profondément affecté par l’exécution, en 1942, de Pierre Sémard, ami (...)
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  • Elections TPE 2016
    Très petites entreprises : portraits de salariés ›››

    Du 28 novembre au 12 décembre prochain, les salariés des très petites entreprises vont désigner leurs représentants. Dans tous les secteurs, les salariés des TPE ont des revendications fortes. Assistantes maternelles : des représentants TPE pour lutter contre l’isolement Prenons l’exemple des assistantes maternelles. Leur employeur est un particulier. Certaines assistantes maternelles ne se sentent pas reconnues et isolées. Pas évident alors pour (...)
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  • Groupe SFR
    Journée d’action unitaire le 6 septembre ›››

    Les Organisations Syndicales CGT et CFE CGC appellent l’ensemble du personnel de toutes les entreprises du Groupe SFR Numéricable à une journée nationale d’action unitaire et de grève le mardi 6 septembre 2016. Pour l’emploi et l’amélioration des conditions de travail Les organisations syndicales appellent les salariés à se mobiliser pour la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail et la qualité du service rendu à la population. Le (...)
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  • Libertés syndicales
    Répression syndicale au Gabon ›››

    L’élection présidentielle se tiendra au Gabon le 27 août prochain dans un contexte électoral d’ores et déjà fraudé et un climat politique délétère. La société civile, principale force d’opposition au régime en place est victime d’arrestations arbitraires massives visant à la museler. Le 9 juillet vingt-six personnes ont été arrêtées à Libreville lors d’un meeting de la confédération syndicale Dynamique Unitaire qui regroupe neuf organisations. Parmi elles, (...)
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  • Liquidation judiciaire
    Les ex-salariés d’Ecopla se battent contre la décision du tribunal de commerce ›››

    Ecopla, unique fabricant français de barquettes aluminium, est passé entre les mains d’actionnaires financiers étrangers successifs qui ont vidé les comptes de la société, s’appropriant sans motif la trésorerie. Un groupe de salariés d’Ecopla, lutte depuis plusieurs années pour reprendre l’entreprise située en Isère. L’entreprise dépossédée de sa trésorerie Entre 1996 et 2006, Ecopla a été revendue plusieurs fois. En 2008, les banques anglaises créancières (...)
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  • Suppressions d’emplois chez SFR/Numéricable
    5000 emplois menacés : la direction veut précipiter la fin des négociations ›››

    Suite à l’onde de choc provoquée par l’annonce de 5000 suppressions d’emplois à SFR/ Numéricâble, soit plus du tiers des effectifs du groupe, la Ministre du Travail et de l’Emploi, Myriam El Khomri, a convoqué dans l’urgence les Organisations Syndicales et la direction de SFR, mardi 2 août. La CGT a rappelé à la Ministre que le rachat de SFR par Numéricâble avait reçu l’aval du gouvernement en 2014. Dans ce cadre-là, elle ne peut ignorer la stratégie de (...)
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Sondage Ugict-CGT/Opinionway

Dans la tête des enseignants

mercredi 26 septembre 2012 , par F. Dayan

La CGT des ingénieurs, cadres, techniciens a rendu public ce 26 septembre une enquête sur l’état d’esprit des enseignants en cette rentrée.

Les enseignants sont motivés. C’est ce que révèle ce sondage, dont les résultats cassent les idées reçues. Le sacrifice budgétaire de l’école, associé à la suppression de la formation et à la réforme du recrutement n’ont pas ébranlé le désir des enseignants et leur ambition d’éducation, même s’ils sont confrontés à une forte dégradation des conditions d’exercice du métier et de son sens. Souvent proches des cadres dans leurs critiques et leurs aspirations, ils expriment haut et fort leur volonté de travail bien fait.

Être enseignant reste une véritable vocation

Les chiffres

80 % des enseignants ont choisi le métier par vocation.
La première raison du choix du métier est, pour 42 %, des enseignants le goût de la transmission des connaissances, pour 19 % par goût du relationnel avec les élèves.

89 % des enseignants ont le sentiment de faire quelque chose d’utile pour la société.

86 % des enseignants sont motivés par leur travail.

81 % des enseignants sont fiers de leur travail.

Le métier d’enseignant est très majoritairement un choix. Comme tous les agents de la fonction publique, ils ont le sens de l’exercice d’une mission de service public.

C’est d’abord pour transmettre des connaissances que l’on se décide à exercer ce métier, alors que le relationnel avec les élèves, au quotidien, reste le premier motif de satisfaction. Un écart qui met le doigt sur la dimension éducative du métier. Les enseignants, que l’on a parfois décrits « sans rêve ni moteur », apparaissent ici mobilisés et attachés à leur métier à un niveau qu’envieraient beaucoup d’entreprises privées. L’écart entre la vocation et la satisfaction au quotidien indique que, pour 32 % des enseignants, les conditions de travail sont telles qu’elles conduisent à une insatisfaction vis-à-vis d’un métier qui a pourtant été choisi.

Un investissement important et un temps de travail élevé

En moyenne, les enseignants réalisent un nombre d’heures d’enseignement supérieur au temps de service (15 heures pour les agrégés, 18 heures pour les certifiés et PLP, 26 heures pour les professeurs des écoles) avec donc un temps de travail personnel très élevé.

Le temps de travail hebdomadaire moyen s’établit entre 40 et 44 heures, mais dissimule de profondes disparités. Cela rejoint les conclusions de différentes enquêtes sur le temps de travail des enseignants qui se situe bien au-delà des 35 heures.

Des heures supplémentaires imposées

Depuis 2007, avec la RGPP et les suppressions massives de postes, les heures supplémentaires se sont généralisées, 52 % des enseignants interrogés disent qu’il leur arrive de faire des heures supplémentaires imposées.

Une profession sacrifiée souffrant d’un mal de reconnaissance profond

Les chiffres

Seuls 8 % des enseignants estiment que le ministère de l’Éducation nationale est un employeur valorisant et qui défend ses salariés.

94 % des enseignants estiment que le métier d’enseignant n’est pas assez valorisé dans le système éducatif français.

76 % des enseignants s’estiment insatisfaits de leur rémunération. C’est le premier motif d’insatisfaction.

72 % des enseignants sont stressés au quotidien dans le cadre de leur travail.

64 % ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur travail par la hiérarchie.

63 % des enseignants se sentent isolés dans l’exercice de leur métier.

58 % des enseignants ne sont pas satisfaits de leur charge de travail.

56 % des enseignants ne sont pas satisfaits de leurs conditions matérielles de travail.

Une absence de reconnaissance salariale

Près de 8 enseignants sur 10 estiment que leur rémunération est insuffisante.
Notons que dans le sondage la principale motivation des enseignants qui font des heures supplémentaires est d’augmenter le niveau du salaire (64 %).

Si l’on fouille la double dimension satisfaction-insatisfaction, on constate que l’item provoquant le plus de satisfaction est la relation aux élèves (86 % satisfaits ou très satisfaits) et celui qui suscite la plus grande insatisfaction est le niveau salarial (76 % de pas du tout satisfaits et pas vraiment satisfaits).

Le précédent sondage de l’Ugict-CGT concernant les cadres fait apparaître la même insatisfaction croissante concernant leur rémunération. (Sondage Ugict-CGT-OpinionWay janvier 2012) ou la question salariale devient première avec près de 50 % à être satisfaits.

Un manque de reconnaissance de la hiérarchie et de l’opinion.
La hiérarchie directe (le N+1) est mieux perçue que la hiérarchie plus éloignée. Les enseignants sont extrêmement critiques à l’égard de leur ministère comme employeur.

Ils sont 69 % à estimer que leur établissement est bien géré contre 30 % qui le jugent mal géré. Le sentiment d’être bien accompagnés par la direction de l’établissement est plus mitigé 54 %, contre 45 % qui estiment le contraire.
Les enseignants attendent donc une hiérarchie proche de leurs problèmes quotidiens, capable d’apporter des réponses concrètes à leurs difficultés.

Un rapport très critique à l’employeur.

L’insatisfaction se situe ici à des niveaux allant de 89 % à 94 %.

Les enseignants sont très critiques par rapport à leur employeur et sont seulement 11 % à juger que l’éducation nationale donne des moyens suffisants à ses salariés pour travailler dans de bonnes conditions, seuls 8 % considèrent que l’éducation nationale valorise et défend ses salariés. Ils ne sont que 6 % à juger que l’Education nationale forme bien ses salariés.

Sur ce dernier point, la suppression de la formation initiale décidée par le précédent gouvernement est évidement à l’origine de ce chiffre, mais ne suffit pas à l’expliquer. En effet, plus l’ancienneté augmente, plus les enseignants sont critiques sur la formation.

C’est donc aussi l’absence de formation continue qui est pointée. Alors que les enseignants ont très majoritairement choisi leur métier, ils reprochent à leur employeur de ne pas leur donner les moyens pour accomplir la mission à laquelle ils adhèrent.
Une insatisfaction du système d’évaluation des enseignants.
L’insatisfaction exprimée à l’égard de l’employeur se ressent dans l’appréciation portée sur le système d’évaluation. Les enseignants jugent négativement leur système d’évaluation par la direction de leur établissement, ils sont 54 % à en être insatisfaits.

Les inspections sont très largement critiquées : 66 % des enseignants estiment qu’elles sont stressantes, 39 % qu’elles sont inefficaces, 37 % qu’elles sont dépassées et 24 % qu’elles sont injustes.

Le sondage Ugict - OpinionWay de janvier 2012 démontrait que 53 % des cadres estimaient les évaluations fondées sur de mauvais critères.

Le stress marque le quotidien des enseignants

Quand on leur demande de caractériser leur travail au quotidien à partir d’un certain nombre de termes (enthousiasme, stress, autonomie…, ils sont 63 % à choisir en premier des termes positifs. Néanmoins, au quotidien, 72 % des enseignants sont stressés dans le cadre de leur travail.
Les quatre causes de stress les plus citées sont le manque de reconnaissance (55 %), la charge globale de travail (53 %), le comportement des élèves (52 %) et le sureffectif des classes (52 %). _ Les motifs correspondent à un panorama assez complet d’éléments de dégradation du métier.

Le sondage Ugict - CSA, de février 2010, faisait apparaître que 84 % des cadres se disaient victimes de stress souvent ou de temps en temps.

L’appartenance à la catégorie socioprofessionnelle

Ils sont 98 % à se reconnaître cadre ou profession intermédiaire.
Lorsqu’on leur demande dans quelle catégorie socioprofessionnelle ils situent leur métier, les enseignants choisissent massivement la catégorie cadres (47 %) et la catégorie profession intermédiaire (51 %). Ce chiffre cache de fortes disparités entre le 1er et le 2nd degré et l’ancienneté.

Ce sont des enseignants cumulant une expérience professionnelle, les professeurs de lycée plus que les professeurs d’écoles, et ceux qui enseignent dans les centres-villes plutôt que dans les banlieues et quartiers difficiles, qui se sentent le plus cadre. Le sentiment d’être cadre est donc lié à la valorisation du métier, à ses conditions d’exercice.

Les conditions de recrutement et la qualification initiale jouent aussi sur cette appréciation.

Un net décrochage se situe dans le 1er degré où seuls 29 % des enseignants se considèrent comme cadres, contre 65 % des enseignants de lycée. Ce chiffre s’explique notamment par des raisons historiques qui marquent encore la profession : ce n’est qu’en 1989 que les instituteurs sont devenus professeurs des écoles et sont passés en catégorie A.

Des inquiétudes très fortes sur l’avenir

Les enseignants émettent un jugement très critique du système éducatif français

Les chiffres

71 % des enseignants disent avoir parfois le sentiment de perte de sens de leur travail.

86 % considèrent que le métier d’enseignant est moins bien considéré par les Français qu’auparavant.

Seuls 48 % pensent que le système éducatif permet l’élévation du niveau de connaissance des élèves.

Seuls 22 % pensent que le système éducatif français permet de lutter contre les inégalités sociales.

Seuls 14 % considèrent que le système éducatif français permet la réussite de tous les élèves.

La perte de sens du travail s’explique donc par le sentiment que le système éducatif français n’est pas capable de remplir ses missions républicaines. Ce jugement explique la critique très forte de l’employeur, qui a dévoyé ses objectifs (égalité, réussite de tous…) sans outils concrets pour les mettre en œuvre. Cette critique du système contraste avec la satisfaction individuelle des enseignants qui sont fiers de leur métier et le jugent utile socialement.
Cela va de pair avec la déconsidération croissante de leur métier.

Un pessimisme pour l’avenir

Les chiffres

79 % des enseignants sont pessimistes sur l’avenir de l’éducation nationale.

84 % des enseignants sont pessimistes sur l’avenir du système éducatif français.

88 % des enseignants sont pessimistes quant à l’évolution de leurs conditions de travail.

Spectateurs de multiples réformes qui n’ont pas permis de progrès concret du système éducatif ou de leurs conditions de travail, les enseignants sont très pessimistes pour l’avenir du système éducatif.

Comment améliorer la condition enseignante ?

Des réponses, se dégagent trois priorités :
- La réduction du nombre d’élèves par classe (77 %).
- La revalorisation de la rémunération (70 %).
- La formation des enseignants (69 %).

Conclusion

Revaloriser la profession enseignante pour changer l’École

Cette enquête montre que les enseignants, motivés, impliqués et animés par une vocation sont le premier atout de l’éducation nationale. Confrontés à une décennie de réduction budgétaire, de sacrifice de l’ambition éducative et de remise en cause des objectifs républicains, les enseignants sont très critiques vis-à-vis de l’éducation nationale. Leur pessimisme s’explique en partie par l’empilement de réformes et de directives, parfois contradictoires, jamais évaluées, qui ont toujours été en décalage complet avec les objectifs affichés.

Concrétiser une ambition pour l’éducation nationale passe par une revalorisation du métier des enseignants, la reconnaissance de leur rôle, de leur utilité sociale qui doit se traduire par une revalorisation salariale.

Les sujets prioritaires pour améliorer le travail des enseignants sont les suivants :
- la réduction du nombre d’élèves par classe (77 %).
- La revalorisation de la rémunération (70 %).
- La formation des enseignants (69 %).

L’attachement des enseignants à leurs missions ressort à nouveau. Au lieu de privilégier une amélioration étroite de leurs conditions de travail, ils lient amélioration de leurs conditions de travail avec l’amélioration du système éducatif.

On observe le même paradoxe chez les enseignants comme pour l’ensemble de l’encadrement, c’est-à-dire chez les cadres et les professions intermédiaires : une profession très motivée par son travail, malgré des conditions d’exercice très dégradées, une profession qui porte des valeurs fortes sur le sens du travail, attachée à des questions d’éthiques professionnelles. Les enseignants veulent être professionnellement engagés et socialement responsables.

Dans le même temps, ils manifestent un très haut taux d’insatisfaction, d’une part sur la reconnaissance de leur qualification, sur la dévalorisation de leur métier, d’autre part leur désillusion profonde par rapport à l’employeur et le nouveau mode de management qui entre au forceps dans l’éducation nationale.