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Médias

Les CDD de France Télévisions de plus en plus sous pression

mardi 27 février 2018

Le SNJ-CGT France Télévisions dénonce dans un communiqué l’avance des frais et leur remboursement tardif que doivent supporter depuis un an les salariés en CDD et les intermittents par ailleurs sous le coup d’un projet d’accord inquiétant.

"Vendredi, un collectif de CDD de FTV a adressé à la direction deux courriers. L’un pour lui faire part de ses inquiétudes sur le « projet d’accord sur l’emploi des collaborateurs non permanents ». L’autre pour l’alerter sur ses difficultés financières depuis la mise en place du nouveau système de défraiement des personnels non permanents".

Ces précaires pour qui le CDI est "le graal", se doivent d’être disponibles à toute heure, le week-end, les jours fériés, durant les vacances scolaires. Logés dans "de mauvais hôtels, entre deux trains, ils doivent avancer une partie de leurs frais pour aller honorer leurs contrats ! Des frais qui leurs sont remboursés jusqu’à plusieurs semaines après la fin de leurs missions, ce qui les met dans des situations financières impossibles, avec des centaines d’euros dans la nature, et pour les cas extrêmes, des milliers !"

Autre sujet épineux, le projet d’accord de la direction sur l’emploi des personnels non permanents, dévoilé lundi dernier dans les grandes lignes. "Cet accord prétend vouloir instaurer une protection pour les CDD et CDDU les plus réguliers, mais il cache en fait une nouvelle période de vaches maigres ! Pour être intégré à FTV, il faudra avoir travaillé au moins 210 jours par an en 2015, 2016 et 2017 pour un CDD de droit commun : c’est plus qu’un CDI ! Plus grave, la direction aurait mis en place depuis le début de l’année un plafonnement annuel des collaborations de 120 jours pour un CDD de droit commun et 80 jours pour un CDDU ! Au-delà, prière d’aller pointer ! Un comble quand on sait que FTV oblige ses CDD à passer par un jury pour intégrer le « planning définitif des personnels non permanents » !

Le SNJ-CGT dénonce ces pratiques et demande à la direction de cesser de fragiliser des personnels non permanents dont elle use et abuse depuis des années.